Etienne Dumont

CRITIQUE D'ART

Né en 1948, Etienne Dumont a fait à Genève des études qui lui ont été peu utiles. Latin, grec, droit. Juriste raté, il a bifurqué vers le journalisme. Le plus souvent aux rubriques culturelles, il a travaillé de mars 1974 à mai 2013 à la "Tribune de Genève", en commençant par parler de cinéma. Sont ensuite venus les beaux-arts et les livres. A part ça, comme vous pouvez le voir, rien à signaler.

FOIRE/"Fotofever" enfièvre Paris

Aucune bousculade au Carrousel du Louvre, à l'entrée de "Fotofever". Pour reprendre une vieille expression paysanne romande, le public y entre "comme le papa dans la maman". Il y a pourtant du monde. "Hier, jour de l'inauguration, il a passé ici 7000 personnes", explique une galeriste heureuse d'être là. La petite foire n'arrive en effet qu'à sa troisième année. Elle reste en plus ultra-courte. Trois journées uniquement pour les visiteurs dits "normaux" (1). 

L'amateur un peu expérimenté éprouve le besoin de se frotter les yeux. Il se retrouve dans la halle où "Paris-Photo" a commencé sa carrière en 1997. La présentation, au "décrochez-moi ça", se révèle à peu près identique. C'est comme un "remake", avec d'autres participants. Enfin pas tous! Agathe Gaillard se retrouve ici, comme une débutante. Et les quelque 100 galeristes présents ne sont pas des bleus. Ils viennent du reste de partout. "J'effectue un round d'observation", explique un Vaudois se disant déjà qu'il reviendra, sans doute, en 2015.

Une foire bon enfant 

Ce côté bon enfant, qui tranche avec les afféteries caractérisant les foires d'art contemporain, n'empêche pas les prix de se révéler parfois musclés. Certains, rares, se contentent de trois chiffres. Ils vont assez souvent jusqu'à cinq, la moyenne se situant tout de même entre 1000 et 9000 euros. Les photographes sont venus en masse, pour voir et se faire voir. Ils se sentent ici encore en famille. "Je signe même certains de mes livres", explique l'un d'entre eux, William Ropp. 

Tous n'ont pas fait fortune en vendant soit des artistes actuels, soit des retirages justifiés d'images anciennes. Certains stands ont su trouver leurs collectionneurs. "J'ai presque tout vendu le premier jour", exulte la Lyonnaise Françoise Bessson, qui présente un one woman show de Dolorès Marat, qui joue en virtuose du tirage Fresson. "Mes tarifs sont pourtant progressifs. La dernière épreuve disponible devient nettement plus chère que la première." Inutile de préciser qu'on la reverra en novembre prochain. "Evidemment! C'est la foire qui monte."

Photo (Galerie Françoise Besson): Une image de Dolorès Marat.

Texte intercalaire accompagnant celui sur "Paris-Photo", situé juste au-dessus.

(1) "Fotofever" s'est achevé le 16 novembre.

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