Bernard Radon

DIRECTEUR GÉNÉRAL DE COACHING SYSTEMS SARL

"Il y a chez Bernard Radon une quête perpétuelle pour comprendre les mécanismes de la stratégie et du management. Mais comment s’y prend-t-il pour coucher sur papier ce foisonnement d’expériences d'accompagnement de cadres et de cadres dirigeants? Je crois qu’il s’amuse à noter ses idées sur un petit calepin imaginaire. Il les transcrit ensuite sur des petits morceaux d’étoffe qu’il range soigneusement dans une boîte. Et quand le besoin de publier se fait pressant, il les sort, les trie, les arrange et enfin les coud soigneusement les uns avec les autres pour en faire un patchwork très ordonné dont l’image est non seulement cohérente, mais aussi d’une pertinence logique qui interpelle ses lecteurs. Il dit d’ailleurs en substance dans ses différents livres que l’on apprend à connaître son environnement par touches successives, comme si on reliait entre eux les morceaux d’un vaste puzzle. Au final, après avoir pris du temps, acquis et comparé toutes nos connaissances, c’est l’image d’ensemble qui se dégage: les organisations humaines dans toute leur complexité".

Finalement, qu’est-ce qu’un "bon manager" en 2017?

Peu d’ouvrages ou d’articles considèrent les managers comme des héros de nos temps modernes, de ces sacrés jobs au centre d’une constellation de patrons, de collègues, de collaborateurs et de clients dont la bonne foi, la bienveillance et les intentions peuvent souvent être mises en doute.

Dans la littérature de gare (ou d’aéroport), il est plus glorieux, pour les auteurs, de vouloir changer les managers en démontrant qu’ils n’ont plus aucun avenir dans notre monde en mutation, forcément fulgurante. Du reste, pour les culpabiliser, des métaphores, des injonctions paradoxales, des psychologues, des check-lists envahissent la littérature.

Finalement, tous ces bons conseils tuent la réflexion parce qu’il n’y a pas une bonne façon de faire, ni de se comporter, ni de réagir. Vouloir transformer tous les managers en Steve Job, Churchill, Kennedy, finalement en des héros morts, ne semble pas très chrétien. Qui oserait donner comme modèle un président en activité, un conseiller cantonal ou fédéral ou encore un chef d’entreprise sans passer pour un franc opportuniste ? Personne.

Par contre, de nombreux auteurs-consultants veulent passer pour des Martin Luther King et changer le monde… du management.

Il est temps de se pencher sur ce que vivent les managers au quotidien. Comment les aider à prendre du recul sur la mauvaise foi, les luttes de pouvoir, les organisations, les apories, les changements continuels d’organigramme, la pression sur les résultats?

Ils ont au fond d’eux-mêmes le potentiel pour trouver des solutions novatrices pour faire face aux aléas de leur environnement, parfois avec des concepts ou des réflexes hors du commun dont seule une grande expérience, un savoir-faire exceptionnel les sortent de l’ornière dont on les a poussés souvent involontairement. Alors finalement, un bon manager ne serait-ce pas un manager dont on dit que c’est un bon manager.

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