Faut-il un mécène pour sauver la presse?

Médias La presse va mal. Des licenciements sont prévus à la fin du mois d’octobre chez nos confrères de la «Tribune de Genève» et de «24 heures». Des rumeurs annoncent par ailleurs des charrettes dans d’autres médias. Pris de panique, les journalistes crient au scandale car les éditeurs de ces mêmes médias font d’énormes bénéfices chaque année… et notamment avec d’autres supports que la presse.

Dès lors, quels modèles d’affaires pourraient sauver ces journaux? Cette même presse qui s’est autosabordée en offrant son contenu journalistique gratuitement. Logiquement, cela a entraîné une érosion du lectorat auprès de la presse payante, puis forcément une diminution des annonceurs… Puis la baisse du chiffre d’affaires a poussé à licencier des journalistes. Cela a dégradé la qualité de l’information, ce qui a fait chuter à nouveau le nombre de lecteurs, puis d’annonceurs. Bref, un cercle vicieux, dont il est impossible de revenir en arrière. 

Existe-t-il une solution miracle? Seuls, peut-être, de généreux donateurs auraient les moyens de sauver la peau de la presse. Au même titre qu’ils préservent l’environnement ou la culture, ils pourraient défendre ce droit fondamental d’être informé objectivement. En France, des Lagardère, Bouygues, Drahi possèdent de nombreux journaux. Au final, peu importe qu’ils soient motivés par le prestige, le réseau d’influence, l’ego, la philanthropie ou l’humanisme. Ils sont surtout prêts à perdre de l’argent pour avoir de l’information de qualité. En Suisse, qu’attendent les Bertarelli, Wyss et Cie?

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