Strobinofabrice

ANALYSTE CHEZ ANALYSES & DÉVELOPPEMENTS IMMOBILIERS

Diplômé de l'Institut d'études immobilières (IEI), Fabrice Strobino est architecte universitaire et chef de projets immobiliers chez Analyses & Développements Immobiliers depuis 2003. Il a en outre suivi le cursus de l'AZEK pour les gérants de fortune. Fort d'une expérience de plus de 4000 expertises pour de grandes banques, il est membre de l'Association des promoteurs et constructeurs genevois (APGC) et membre de la Chambre suisse des experts immobiliers (CEI).

La croissance qualitative, c'est possible!

La fête est passée, mais les enjeux restent !

Les bourses dévissent et l’année s’annonce sombre. Une croissance qualitative se cache dans tous les aspects de notre quotidien.

Malheureusement, l’heure est plus à la nonchalance et aux blocages qu’à l’innovation.

Le Musée promis suite au refus du crédit pour l’agrandissment du MAH dort toujours dans les tiroirs !

A la population vieillissante, il n’est rien proposé d’autre que la construction de nouveaux EMS ou des logements dédiés. Aux étudiants, aucun nouveau campus ne voit le jour.

Toutes les classes de la population peinent à se loger. 

Les populations étrangères sont montrées du doigt, les logements sociaux où elles sont regroupées confinent aux ghettos.

Notre système normatif nous empêche de voir large et d’innover, appuyé par une volonté qui semble presque délibérée que rien ne change.

A l’exemple de cette pauvreté intellectuelle, une initiative genevoise demandant 80% de logements locatifs pour toute nouvelle construction avait été lancée. Elle a été invalidée par le TF. Encore une solution dogmatique sans aucune vision d’avenir.  Les milieux immobiliers ne proposent rien. Le seul objectif semble de pouvoir partir à la montagne le vendredi à 14H00 histoire de refaire le monde devant un apéritif. Une idée pour favoriser l’accession à la propriété pour tous ?! Selon le WEF (World Economic Forum), Genève est la 6èmeville où la vie est la plus chère. Les écarts se creusent. Ceux qui veulent devenir propriétaires se tournent vers la France. La circulation augmente et la pollution aussi. Pire, les employés français ne trouvent plus à se loger. Ils sont repoussés plus loin dans le territoire. Là, il n’y a pas de moyen de locomotion adapté pour rejoindre leur lieu de travail. Même Annemasse et Gaillard sont en proie aux bouchons pendant la journée.

Avons-nous perdu définitivement la capacité d’innover?! Retrouverons-nous la mixité sociale des années septante ou encore la faculté de vivre tous ensemble ?!

La mobilité reste un enjeu essentiel dans une société de services. Cependant, la belle époque où le plan directeur cantonal de Genève prévoyait des autoroutes sur le quai des Bergues et que le démantèlement des rails de tram est bien loin derrière nous. 

La voie verte permet à 500 personnes de se déplacer vers le centre-ville. Elle devient maintenant un espace de gêne entre utilisateurs, comme le sont devenus les trottoirs et la route.

Il faut réellement tout repenser et s’asseoir tous autour d’une table de réflexion.

Cela fait des décennies qu’une traversée de la rade est réclamée.

En fait, c’en est peut-être deux qu’il faut planifier. Une pour la mobilité douce et les transports publics entre la nouvelle plage des Eaux-Vives et la Perle du Lac et une autre entre Corsier et le Vengeron pour les trains, voitures et bus.

Les voyages en avions Low Cost sont décriés. Certains voudraient même voir l’aéroport fermer, mais personne ne compense le coût carbone des déplacements. Genève Aéroport est cependant une source importante de revenus pour le bassin lémanique. Le train reste très cher. Se rendre à Zurich depuis Genève est souvent moins onéreux en avion qu’en train. Cherchez l’erreur !

Il faut peut-être un mode de déplacement pour chaque besoin. Un pour les courtes distances, un pour les moyennes et un pour les voyages.

Mais personne ne veut vraiment prendre la mesure des problèmes, espérant que la solution, indolore, viendra d’ailleurs et que ce sont les autres qui feront les efforts.

Même notre gouvernement est incapable de proposer des visions et des solutions pour demain, retranché en Vieille Ville, derrière les fortifications et déconnecté des réalités comme l’a montré le scandale des notes de frais!

Les enjeux sont bien présents. Une résolution qualitative peut amener une réelle croissance.

Que 2019 soit l’année des têtes pensantes, sans exception ! Et la croissance qualitative sera au rendez-vous !

Du même auteur

Les newsletters de Bilan

Le cercle des lecteurs

Le Cercle des Lecteurs est une plate-forme d'échanger sur tout ce qui touche votre magazine. C'est le reflet de vos opinions, et votre porte-parole le plus fidèle. Plus d'info

Image Footer

"Tout ce qui compte.
Pour vous."