Strobinofabrice

ANALYSTE CHEZ ANALYSES & DÉVELOPPEMENTS IMMOBILIERS

Diplômé de l'Institut d'études immobilières (IEI), Fabrice Strobino est architecte universitaire et chef de projets immobiliers chez Analyses & Développements Immobiliers depuis 2003. Il a en outre suivi le cursus de l'AZEK pour les gérants de fortune. Fort d'une expérience de plus de 4000 expertises pour de grandes banques, il est membre de l'Association des promoteurs et constructeurs genevois (APGC) et membre de la Chambre suisse des experts immobiliers (CEI).

La croissance doit être trouvée, ailleurs!

C’est en abandonnant l’idée venue des « Trente Glorieuses » qui sous-tend que la croissance de masse est la solution pour créer de la richesse que nous pourrons renouveler avec la croissance, mais qualitative !

La croissance tant attendue ne viendra pas tant qu’on ne réfléchira pas, un peu !

Depuis la fin de la guerre et les Trente Glorieuses (https://fr.wikipedia.org/wiki/Trente_Glorieuses), l’augmentation du volume de production a été le moteur de la création de la richesse dans nos contrées. Mais produire toujours plus est le mal même de notre société. Il détruit notre environnement en réduisant les ressources à disposition pour une production future. Le tout électrique épuise sans réfléchir les métaux rares. De plus, on ne sait pas comment recycler toutes ces batteries. 

Dans notre planification urbaine, il en va de même. A Genève, une « plage » toute neuve où personne n’a pensé que les bouteilles cassées (il n’y a pas que les fêtards qui en cassent) laissent des débris irrécupérables. Plus de nettoyage implique un coût écologique pour cet acte. 

Des nouveaux quartiers sont créés. On les veut « Eco », mais c’est raté ! A Artamis (http://www.ecoquartierjonction.ch) ou à Meyrin (https://www.lesvergers-meyrin.ch/ecoquartier/) le béton est omniprésent. Les petits immeubles n’auraient-ils pas pu être construits en bois local ?! Les changements climatiques, que ce soit au niveau de la conception architecturale (ce que d’autres nations avaient bien compris ; pour exemple https://fr.wikipedia.org/wiki/Eau_de_l%27Alhambra) ou au niveau du traitement des eaux usées (http://www.phytorestore.com/fr/les-jardins-filtrants.html) n’ont pas été pris en compte. Ville d’eau (Plainpalais en latin veut dire plaine marécageuse), Genève ne propose rien et encore moins à Artamis où l’eau affleure. A Vérone, 5 centimètres d’eau entourés arbres suffisent à rafraichir les habitants (http://rete.comuni-italiani.it/foto/2012/141353/view).

Allier arbres et voitures n’est pas un problème dans toutes les métropoles du monde (http://www.deeproot.com/products/silva-cell/overview). A Genève, le boulevard Helvétique est toujours privé de ses arbres. Cela fait maintenant plus de 3 ans que la ville les étudie. Pédaler à l’ombre des arbres est un plaisir, comme à Berlin par exemple où plusieurs sociétés proposent ce service. A Genève, pas un seul vélo en libre-service. Le choix reste entre la voiture, peu écologique et très souvent inutile pour de courte distance, les transports publics, règne du « Miasme et de la Jonquille » d’Alain Corbin (https://explore.rero.ch/fr_CH/ge/result/L/VlRMU19SRVJPMDQzMzEzMQ==) ou encore le deux roues, privé de voies dignes de ce nom et de places de stationnement. Sortons les voitures de la ville, certes, mais offrons une ceinture complète des parkings d’échange et des moyens pour rejoindre le centre, que ce soit des véhicules deux roues ou des transports publics.

En 2016, les genevois ont refusé la rénovation du Musée d'Art et d'Histoire (https://www.tdg.ch/geneve/actu...), le pavillon d cela danse reste encore sous terre et l'avenir du projet de cité de la musique reste incertain (https://citedelamusique.ch/dec...) alors que la Plateforme 10 sera bientôt inaugurée (http://www.elysee.ch/le-musee/...).

Avec les taux négatifs persistant, financer ces infrastructures serait aisé. Cela va dans le sens d’une croissance qualitative, écologique et réfléchie. Elle est de plus génératrice d’emplois sur le court terme pour les créer et sur le long terme pour les entretenir. Cela génère naturellement de l’impôt. Il permet de financer le social et les éventuelles baisses de recettes que pourraient provoquer la RFFA (https://www.ge.ch/dossier/reforme-imposition-entreprises/foire-aux-questions-rffa).

Mais plus encore, elles offrent une meilleure qualité de vie à la population avec une croissance interne !

Du même auteur

Les newsletters de Bilan

Le cercle des lecteurs

Le Cercle des Lecteurs est une plate-forme d'échanger sur tout ce qui touche votre magazine. C'est le reflet de vos opinions, et votre porte-parole le plus fidèle. Plus d'info


Image Footer

"Tout ce qui compte.
Pour vous."