Etienne Dumont

CRITIQUE D'ART

Né en 1948, Etienne Dumont a fait à Genève des études qui lui ont été peu utiles. Latin, grec, droit. Juriste raté, il a bifurqué vers le journalisme. Le plus souvent aux rubriques culturelles, il a travaillé de mars 1974 à mai 2013 à la "Tribune de Genève", en commençant par parler de cinéma. Sont ensuite venus les beaux-arts et les livres. A part ça, comme vous pouvez le voir, rien à signaler.

EUROPE/Les douze expositions prévues pour la fin de l'été

Je serai plus bref pour le reste de l'Europe que pour la Suisse. Je dirai juste que la France a tendance à effectuer sa rentrée de plus en plus tôt. Il s'agit de ne pas "mal tomber" dans un calendrier surchargé. Londres, où il se passe finalement moins de choses, prend davantage son temps. Là aussi, par esprit de symétrie, je vais donner douze suggestions. Et je n'irai pas plus avant que le 20 septembre. 

«Visa pour l'image» à Perpignan. Le dernier grand lieu voué la photo de reportage, marginalisée par la presse actuelle. Attention! Les sujets sont généralement sinistres (du 29 août au 13 septembre).
«Giotto» au Palazzo Reale de Milan. Aux sources de la peinture italienne, avec une rétrospective impossible. Mort en 1337, Giotto reste avant tout un fresquiste (du 2 septembre au 10 janvier).
«Parcours des mondes» à Paris. Rive gauche, l'art africain, océanien et de plus en plus asiatique se fait voir en passant d'une galerie à l'autre. Le grand marché de l'art tribal (du 8 au 13 septembre).
«La Biennale de Lyon». Première d'une série de trois (2015, 2017 et 2019) sur le thème de «la vie moderne». Il faudra aller aux Confluences, à la Sucrière et au MAC (du 10 septembre au 3 janvier).
«Villa Flora, Les temps enchantés» au musée Marmottan de Paris. La fondation privée de Winterthour a fermé ses portes en 2014. Ses collections peuvent voyager (du 10 septembre au 7 février).
«Florence, Portraits à la cour des Médicis» au Musée Jacquemart-André de Paris. Le XVIe siècle de Pontormo à Allori en passant par Bronzino. Elégant et un peu froid (du 11 septembre au 25 janvier).
«2050, une brève histoire de l'avenir» au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles. Avant que le Louvre ne donne son histoire de l'avenir, voici la version belge de la chose (du 11 septembre au 29 janvier).
«Fulvio Bianconi» aux Stanze del Vetro de Venise. Ce lieu magnifique (et gratuit), voué au verre de Murano, se penche sur l'un des designers clefs des années 50 et 60 (du 13 septembre au 10 janvier).
«Fragonard amoureux» au Musée du Luxembourg de Paris. Montré il y a peu à Karlsruhe, le peintre du XVIIIe galant revient dans cette élégante annexe du Louvre (du 16 septembre au 24 janvier).
«The World Goes Pop» à la Tate Modern de Londres. Dans les années 1960, les artistes faisaient la nique à l'«establishment». 160 œuvres joyeuses et iconoclastes (du 17 septembre au 24 janvier).
«Picasso, Horizon mythologique» aux Abattoirs de Toulouse. En 1936, Picasso signait le rideau de scène de «14 Juillet». Il a donné cette toile à Toulouse en 1965 (du 18 septembre au 31 janvier).
«Ai Weiwei» à la Royal Academy de Londres. Membre de cette honorable association britannique, le célèbre artiste chinois s'y installe pour une grande rétrospective (du 9 septembre au 13 décembre).

Photo (Dan Berilloux): La Biennale s'interrogera trois éditions de suite sur "la vie moderne". Sur l'image, "Sunspots" de Johann Rivat (2014)

Texte intercalaire. Il va avec un choix d'expositions suisses publié juste en dessous.

 

Du même auteur

Les newsletters de Bilan

Le cercle des lecteurs

Le Cercle des Lecteurs est une plate-forme d'échanger sur tout ce qui touche votre magazine. C'est le reflet de vos opinions, et votre porte-parole le plus fidèle. Plus d'info

Image Footer

"Tout ce qui compte.
Pour vous."