Etienne Dumont

CRITIQUE D'ART

Né en 1948, Etienne Dumont a fait à Genève des études qui lui ont été peu utiles. Latin, grec, droit. Juriste raté, il a bifurqué vers le journalisme. Le plus souvent aux rubriques culturelles, il a travaillé de mars 1974 à mai 2013 à la "Tribune de Genève", en commençant par parler de cinéma. Sont ensuite venus les beaux-arts et les livres. A part ça, comme vous pouvez le voir, rien à signaler.

Un promeneur découvre par hasard en Suède un trésor préhistorique dans la forêt

Les bijoux de bronzes jonchaient le sol. Les archéologues pensent qu'ils ont en fait dus se voir déterrés par des animaux sauvages. La trouvaille est capitale.

Quelques-uns des bijoux, avec les tortillons caractéristiques.

Crédits: Mats Heligren. Photo reprise du site de "Connaissance des arts".

«Au début, j’ai cru que c’étaient les débris d’une lampe.» Thomas Karlsson, un cartographe amateur d’Alingrås, en Suède, n’en revient pas. Il met du temps à réaliser qu’il a bien involontairement effectué «la découverte la plus importante en matière d’archéologie préhistorique scandinave depuis quarante ans». Les spécialistes qui ont formulé ce rapprochement temporel font allusion à l’exhumation, dans les années 1980, des boucliers Früstunda dans un champ près de Skarnborg. Mais au moins ces derniers se trouvaient-ils sous terre! Thomas a en effet trouvé son trésor, remontant sans doute aux années 750-500 avant Jésus-Christ, à même le sol dans une forêt. D’où l’impression initiale de détritus.

Précédent au Pays de Galles

Comment est-ce possible? Les scientifiques pensent que les bijoux de bronze ont en fait été exhumés par des animaux. Aussi extravagante qu’elle puisse paraître, cette explication a un précédent tout récent dans le Pays de Galles. Des lapins de l’île de Skokholm ont déterré des objets nettement plus anciens, puisque ces pierres taillées remontent au mésolithique. Ils les ont tirées du terrier qu’ils étaient en train de creuser. Cela dit, les bestioles inconnues ont eu du travail en Suède. Le «trésor», que les archéologues pensent avoir appartenu à une femme de haut rang, comprend une quantité de chaînes ou d’agrafes «dans un excellent état de conservation», ce qui ne va pas de soi pour du bronze. L’archéologue Johann Ling délire d’enthousiasme. Il n’avait jamais vu cela, Thomas Karlsson ayant déclaré sa découverte aux autorités à tout hasard. Dans le monde scandinave de l’époque, autrement il y a a trois mille cinq cent ans, les objets de métal se voyaient en principe rituellement immergés, ce qui n’est pas bon à la longue pour leur conservation.

Après cette trouvaille fortuite, les lieux se voient bien entendu étudiés. Passés au crible. Que dis-je au peigne fin. Quant aux objets, ils sont partis pour des laboratoires, qui vont tenter de les faire «parler». L’ensemble finira ensuite dans un musée.

Du même auteur

Les newsletters de Bilan

Le cercle des lecteurs

Le Cercle des Lecteurs est une plate-forme d'échanger sur tout ce qui touche votre magazine. C'est le reflet de vos opinions, et votre porte-parole le plus fidèle. Plus d'info


Merci de votre inscription
Ups, l'inscription n'a pas fonctionné
Image Footer

"Tout ce qui compte.
Pour vous."