Etienne Dumont

CRITIQUE D'ART

Né en 1948, Etienne Dumont a fait à Genève des études qui lui ont été peu utiles. Latin, grec, droit. Juriste raté, il a bifurqué vers le journalisme. Le plus souvent aux rubriques culturelles, il a travaillé de mars 1974 à mai 2013 à la "Tribune de Genève", en commençant par parler de cinéma. Sont ensuite venus les beaux-arts et les livres. A part ça, comme vous pouvez le voir, rien à signaler.

Rien que pour vos yeux. Deux galeries genevoises s'entrouvrent aux Bains

La Galerie des Bains permet d'accéder sur rendez-vous à "Brush/OFF", une bonne exposition. Wilde donne accès après contact avec sa présentation de Vidya Gastaldon.

L'une des toiles de Vidya Gastaldon.

Crédits: Vidya Gastaldon, Galerie Wilde, Genève 2020.

«Fermé». «Fermé jusqu’à nouvel avis». «Fermé jusqu’à nouvel ordre», ce qui sent davantage son bon petit soldat. Les galeries genevoises ont plié boutique. Même Xippas, dont je vous annonçais pourtant que l’exposition «Uplift» resterait entrouverte sur rendez-vous. Certaines enseignes genevoises ont laissé en place l’accrochage de janvier-février. D’autres ont masqué les vitrines, à l’instar de Skopia. Si tout va bien, les amateurs devraient découvrir ce qu’il y a derrière ces papiers le jeudi 14 mai. La seconde Nuit des Bains de 2020 demeure pour l’instant maintenue.

Que reste-il? Deux petites exceptions. La Galerie des Bains a ainsi fait savoir par courriel qu’elle acceptait encore une personne à la fois «on appointement». La lettre collective se révèle en effet rédigée en anglais sans version française, ce qui n’est pas bien. La Galerie maintiendra ainsi en place le temps qu’il faudra son «Brush/OFF», dont je vous ai causé. «Screen Time», qui devait prendre la suite, attendra. Je rappelle que «Brush/OFF» montre de la peinture exécutée sans pinceau depuis la fin des années 1950. A Martin Barré peuvent ainsi succéder, dans cet accrochage conçu en partenariat avec la maison d’enchères Phillips, Hans Hartung, Olivier Mosset, John Armleder ou Bernard Frize. C’est très intéressant, avec un sujet finalement peu traité jusqu’ici. Si vous êtes intéressé, composez hello@galeriedesbains.ch

Artiste franco-suisse

Non loin de là la Wilde Gallery laisse aussi une anfractuosité, autrement dit une toute petite entrée. Il s’agit ici de visiter l’exposition que le lieu réserve à Vydia Gastalson, une artiste qu’on a notamment vue au Mamco en 2012. Née à Besançon en 1944, la plasticienne avait été montrée dès la fin des années 1990 par la défunte galerie Analix à Genève. Elle collaborait alors avec Jean-Michel Wicker. Vidya, qui enseigne à la HEAD, a intitulé l’ensemble de ses toiles «J’aurais voulu qu’on s’aime tous» Tiens! Enfin un titre en français. Pour apprendre de quoi il est question, tapez ici geneve@wildegallery.ch

P.S. Aucun rapport, mais il faut bien que je vous le signale quelque part. La vente contemporaine PIASA dont je vous ai parlé l'autre jour (montée avec des oeuvres fournies par des artistes, des galeristes et des collectionneurs français) a rapporté passé 2,4 millions d'euros. Davantage que l'aide de l'Etat aux plasticiens en difficulté! 

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