Etienne Dumont

CRITIQUE D'ART

Né en 1948, Etienne Dumont a fait à Genève des études qui lui ont été peu utiles. Latin, grec, droit. Juriste raté, il a bifurqué vers le journalisme. Le plus souvent aux rubriques culturelles, il a travaillé de mars 1974 à mai 2013 à la "Tribune de Genève", en commençant par parler de cinéma. Sont ensuite venus les beaux-arts et les livres. A part ça, comme vous pouvez le voir, rien à signaler.

PIASA organise en ce moment une vente aux enchères en ligne au profit des soignants

L'idée vient de Laurent Dumas. Des artistes, des collectionneurs et des galeristes souvent connus ont confié une oeuvre. La bonne affaire se greffe sur la bonne action.

L'oeuvre, finalement très classique, offerte par Fabrice Hyber.

Crédits: Copyright Fabrice Hyber.

C’est le bon geste. J’ai lu cela sur le site de «Connaissance des arts», sous la plume de Céline Lefranc. Il s’agit d’une vente aux enchères se tenant en ce moment, puisque celles-ci se poursuivent «online» avec des succès que l’on qualifiera de divers (1). L’idée est de Laurent Dumas, l’homme d’Emerige. Ce dernier, «l’une des 500 plus grosses fortunes de France» selon la presse économique, coiffe en plus PIASA. Une importante maison d’enchères parisienne. Tout pour plaire dans les circonstances actuelles.

Dumas a ainsi eu l’idée d’une vacation dont le produit se verrait intégralement versé au personnel soignant afin de couvrir des besoins pressants. Cela se dit en langage moderne #aidetonsoignant. Le temps imparti pour miser reste court. Commencé le 3 avril, il se terminera le dimanche 5. Il y a 200 lots environ. Ils ont été donnés par des collectionneurs, des artistes et des galeristes. Fabrice Hyber, une valeur hexagonale, si j’ose risquer l’adjectif, a confié une peinture. La décoratrice à la mode India Madhavi (Irano-Egyptienne en dépit de son prénom) une des ses tables. Il y a du contemporain, mais aussi du moderne. L’antiquaire du XXe siècle Eric Philippe, spécialisé dans la production scandinave, a ainsi proposé une céramique nordique déjà classique. Il en faut pour tous les goûts, même si l’art ancien ne semble pas représenté. Il faut dire que ce n’est plus aujourd’hui la tasse de thé de PIASA.

Le but: tout vendre

Et les prix? Etonnamment doux, du moins au départ. Même si certaines pièces se voient estimées jusqu’à 40 000-50 000 euros, la première enchère est de 500. Tout se fait pour une fois vraiment dans l’urgence. L’idée est de vendre jusqu’au dernier des lots. Pas question ici de mettre des réserves. Il faut aussi que les acquéreurs puissent régler leurs emplettes aussi vite que possible. Un payement immédiat est souhaité pour ceux qui auront sans doute fait une bonne affaire autant qu’une bonne action. Cela dit, dans le premier cas, il n’est sans doute pas interdit de compléter la somme, ou en tout cas de l’arrondir. Le site de PIASA est www.piasa.fr Ce n’est pas compliqué!

(1) A Genève, correct à la mi-mars pour Piguet. A Bâle, apparemment moins bien pour Bailly & Beurret. Beaucoup d’invendus.

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