Etienne Dumont

CRITIQUE D'ART

Né en 1948, Etienne Dumont a fait à Genève des études qui lui ont été peu utiles. Latin, grec, droit. Juriste raté, il a bifurqué vers le journalisme. Le plus souvent aux rubriques culturelles, il a travaillé de mars 1974 à mai 2013 à la "Tribune de Genève", en commençant par parler de cinéma. Sont ensuite venus les beaux-arts et les livres. A part ça, comme vous pouvez le voir, rien à signaler.

PARIS/La Collection Chtchoukine a finalement accueilli 1 205 063 visiteurs

Crédits: Fondation Vuitton

Fin du suspense. La Fondation Vuitton a annoncé le 6 mars le résultat final d'«Icônes de l'art moderne», qui présentait au Bois de Boulogne 278 toiles issues de la collection Chtchoukine. Après prolongation d'une semaine et étirement des horaires de poltron minet (tôt le matin, si vous préférez) jusque tard dans la nuit, le musée privé à reçu 1,2 million de visiteurs. Un million deux cent cinq mille soixante-trois, pour être précis. Le record de «Toutankhamon» au Petit Palais en 1967 n'est donc pas battu. L'Egypte antique avait fait 1 2540 000 à une époque ou il n'y avait que peu de grandes expositions et pas de Vigipirate. 

Les 29 Picasso, 22 Matisse ou 12 Gauguin issus d'une collection nationalisée par les Soviétiques en 1918 étaient bien sûr appelés à faire un carton. La Fondation Vuitton a mis le paquet voulu. Paquet d'argent d'abord. Avec les Russes, rien n'est gratuit. Paquet publicitaire ensuite. Impossible pour les Parisiens de ne pas savoir. Il fallait aussi l'organisation voulue. Tout a bien fonctionné, en dépit des inévitables attentes, normales avec 9800 entrées par jour. L'institution privée a mieux réussi son coup que le Louvre avec l'actuel cafouillage autour de Vermeer. Un pétchi remettant fortement en question la capacité de gestion du musée national. Les visiteurs voyaient de plus très bien à l'intérieur, en dépit d'un parcours un peu sinueux. La Fondation Vuitton reste trop petite pour abriter 278 œuvres. 

Et après? Eh bien la Fondation regarde aujourd'hui ailleurs. Elle reviendra au contemporain aussi, avec une exposition qui fera sans doute parler d'elle, sans vraiment cartonner. Dès le 26 avril, le public pourra y découvrir «Art/Afrique, Le nouvel atelier». 

Photo (Fondation Vuitton): «Eh quoi, tu es jalouse?» de Paul Gauguin qui a servi d'image de marque à l'exposition parisienne.

Texte intercalaire.

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