Etienne Dumont

CRITIQUE D'ART

Né en 1948, Etienne Dumont a fait à Genève des études qui lui ont été peu utiles. Latin, grec, droit. Juriste raté, il a bifurqué vers le journalisme. Le plus souvent aux rubriques culturelles, il a travaillé de mars 1974 à mai 2013 à la "Tribune de Genève", en commençant par parler de cinéma. Sont ensuite venus les beaux-arts et les livres. A part ça, comme vous pouvez le voir, rien à signaler.

Paris Photo et Fine Art Paris maintennent le cap. Le feuilleton des foires d'art continue!

Le retrait de la FIAC a jeté un froid, et les choses se passent dans l'acrimonie. Pour les deux autres salons tout va bien, même si Fine Art PAris annonce une édition restreinte.

Certains ont joué à l'édition 2019 (tenue au Carrousel du Louvre) la carte de la surcharge.

Crédits: Connaissance des Arts.

Le feuilleton continue. Il prend la dimension de ceux d’Eugène Sue au XIXe siècle. Des mois et des mois. De quoi suis-je en train de vous parler? Mais des annulations, reports ou maintiens des foires internationales de 2020, pardi! Vous savez qu’il n’y a pratiquement rien eu entre la TEFAF de Maastricht en mars et Art Paris en septembre. Je vous ai parlé des deux. Pour le moment «Le Salon du livre rare», qui invite pourtant les amateurs de rapprocher leurs têtes au dessus des ouvrages, a bel et bien lieu jusqu’à dimanche au Grand Palais parisien. Et après?

Comme je vous l’ai dit, la FIAC vient de jeter l’éponge. Une éponge gorgée de sueur. Les participants évincés par le communiqué du 14 septembre ont trouvé celui-ci trop tardif. Jennifer Flay a attendu pour faire tomber son couperet jusqu’à cinq semaines de la foire, prévue du 22 au 25 octobre. Ces gens ont sans doute fait des frais. Il faut prévoir à l’avance un transport, des assurances et un passage en douane s’il y a lieu. Ils protestent aujourd’hui. «Le Figaro» s’est fait leur porte-voix. En revanche «Paris Photo» a confirmé sa tenue (à moins que…) du 25 au 29 novembre, toujours au Grand Palais. Sa directrice Florence Bourgeois et son directeur artistique Christoph Wiesner (qui prendra la tête des Rencontres d’Arles dès 2021) ont tenu à souligner le poids professionnel de leur manifestation. «Elle se révèle importante pour l’écosystème de la photographie: galeristes, artistes, curateurs et éditeurs de livres d’images.» Difficile de renoncer l’année où Arles n’a pas eu lieu (tandis que «Visa pour l’image» de Perpignan se déroulait sous une forme réduite).

Dans l'ancienne Bourse

Restait encore à venir la réponse de Fine Art Paris, tourné vers les époques anciennes, de l’Antiquité à l’aube du XXe siècle. Elle vient de tomber. Le salon est maintenu, mais sous une autre forme. Plus question de tente géante dans la Cour des Dômes, aux Invalides. Ce sera pour 2021. La foire reviendra à sa case départ, c’est à dire dans l’ancienne Bourse du 25 au 29 novembre (à moins que, une nouvelle fois…). Un peu serré, mais à la très grande hauteur sous plafond, le lieu abritera une trentaine d’exposants seulement. Triés sur le volet. Il y aura cependant en prime une partie numérique. Un site va permettre à la fois aux amateurs étrangers n’ayant pu faire le voyage de voir (et bien sûr d’acheter) et à des marchands n’ayant pas réussi à franchir les frontières de présenter leur stock en ligne (et naturellement de vendre). Voilà qui est tout de même plus digne que la Biennale des Antiquaires remplacée fin septembre par une vente aux enchères chez Christie’s!

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