Etienne Dumont

CRITIQUE D'ART

Né en 1948, Etienne Dumont a fait à Genève des études qui lui ont été peu utiles. Latin, grec, droit. Juriste raté, il a bifurqué vers le journalisme. Le plus souvent aux rubriques culturelles, il a travaillé de mars 1974 à mai 2013 à la "Tribune de Genève", en commençant par parler de cinéma. Sont ensuite venus les beaux-arts et les livres. A part ça, comme vous pouvez le voir, rien à signaler.

MARCHÉ/Les deux fils d'Audrey Hepburn ont confié 500 lots à Christie's

Crédits: DR/Paramount, 1957

Cela devait arriver. Tout ce qui a appartenu à Audrey Hepburn, morte le 20 janvier 1993, va finir aux enchères. Ou presque. Les deux fils de l'actrice, Sean Hepburn Ferrer (premier mariage) et Luca Dotti (seconde union) ont confié à Christie's 500 objets. Comme il se doit, ils disent «vouloir partager la mémoire de leur mère avec des nouvelles générations d'admirateurs.» On sait par ailleurs que le nom d'Audrey reste mythique. La fameuse robe noire de «Breakfast at Tiffany's», vendue 467 200 livres en 2006, se retrouve ainsi présentée en ce moment à l'exposition Hepburn-Givenchy de Morges avec une assurance d'un million de dollars. 

Rien d'aussi cher n'est prévu dans la double vente (live et online) prévue par Christie's à Londres après une tournée qui montrera les choses (difficile souvent de parler d’œuvres) à Hong-Kong et à Los Angeles. Beaucoup de lots relèvent du fétichisme. Je citerai en exemple la valise de fabrication hollandaise des années 1940 avec laquelle la débutante serait (conditionnel) arrivée à Londres en 1949. Dans la masse se trouvent cependant des robes d'Hubert de Givenchy. Celle portée dans «Charade» se voit estimée entre 50 000 et 80 000 livres. Notons qu'Audrey a fait en Italie des infidélités à son couturier préféré. Une véritable adultère. Elle s'est aussi servie chez Valentino.

Prix selon notoriété 

Un certains nombre de scripts se verront proposés par la multinationale. Leur valeur résulte de la notoriété actuelle du film. Il faudra compter entre 60 000 et 80 000 livres pour celui de «Breakfast at Tiffany's», qui ne vieillit pourtant pas très bien. En revanche, celui de «Two for the Road», qui me semble un petit chef-d’œuvre méconnu de Stanley Donen, ne devrait rapporter qu'entre 6000 et 9000 livres. 

La vente live se déroulera le 27 septembre sous le titre de «The Private Collection of Audrey Hepburn». Celle en ligne démarrera le 19 septembre pour se terminer le 3 octobre. Après, tout sera dispersé, comme cela a été le cas pour nombre de stars, de Maria Callas à Marilyn Monroe en passant par Greta Garbo. Une seule superstar a échappé à l'émiettement universel. C'est Marlène Dietrich, dont sa fille Maria Riva, a vendu l'ensemble des possessions, à l'exception de quelques bijoux, à la Cinémathèque de Berlin. Il faut dire que l'actrice, qui était une compulsive, n'avait jamais rien jeté. Il y avait là 100 000 documents, objets ou vêtements...

Photo (DR/Paramount, 1957): Audrey Hepburn dans une publicité de "Funny Face" de Stanley Donen.

Texte intercalaire.

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