Etienne Dumont

CRITIQUE D'ART

Né en 1948, Etienne Dumont a fait à Genève des études qui lui ont été peu utiles. Latin, grec, droit. Juriste raté, il a bifurqué vers le journalisme. Le plus souvent aux rubriques culturelles, il a travaillé de mars 1974 à mai 2013 à la "Tribune de Genève", en commençant par parler de cinéma. Sont ensuite venus les beaux-arts et les livres. A part ça, comme vous pouvez le voir, rien à signaler.

Le PAD de Genève met la clef sous le paillasson après deux éditions seulement

Le Pavillon des arts et du design se situait dans le cadre d'ArtGenève en janvier. Les exposant n'ont pas été satisfaits par le niveau de leurs ventes. D'où le rideau.

Le stand de la Galerie Marcilhac en janvier 2019.

Crédits: Photo fournie par la Galerie Marcilhac.

Jamais deux sans trois? Mon œil! L'adage vient de se voir démenti par les intéressés. Dans un encart à peine plus gros qu'un confetti de «La Gazette Drouot», Patrick Perrin vient d'annoncer la fin du PAD (ou Pavillon des arts et du design) de Genève, alors que la version Londres bat son plein en ce moment. «Les exposants n'étaient pas satisfaits du niveau des ventes», déclare le fondateur de la manifestation. Restent que ceux-ci n'ont pas été consultés. Le marchand qui m'a envoyé par courriel la coupure de presse n'était pas au courant, même si ne comptait pas représenter sa candidature pour janvier 2020.

On connaît l'histoire. Originellement parisien, le PAD succédait à diverses manifestations présentées sous tente aux Tuileries en avril. Ces dernières étaient majoritairement orientées vers les arts décoratifs. Il y a eu la version anglaise, puis celle de Genève. Elle se situait dans le cadre d'ArtGenève, à Palexpo. Les exposants avaient noté que le mètre carré leur était vendu plus cher que dans la foire principale. Il faut bien que tout le monde vive. La première année avait assez bien marché, ce qui avait donné l'idée d'un nouveau PAD à Monte-Carlo. Il se situait cette fois sous l'aile d'Art Monte Carlo, une filiale d'ArtGenève. Ce dernier sera maintenu selon Patrick Perrin.

Il ne reste donc dans le genre design haut de gamme que Miami Basel Design en juin. Un strapontin d'Art/Basel, présenté dans une autre halle. Ce petit salon est noyauté par un certain nombre de marchands parisiens. Les mêmes qu'on retrouve à Paris, à Londres et à Monte Carlo lors des PAD. Ou peu s'en faut.

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