Etienne Dumont

CRITIQUE D'ART

Né en 1948, Etienne Dumont a fait à Genève des études qui lui ont été peu utiles. Latin, grec, droit. Juriste raté, il a bifurqué vers le journalisme. Le plus souvent aux rubriques culturelles, il a travaillé de mars 1974 à mai 2013 à la "Tribune de Genève", en commençant par parler de cinéma. Sont ensuite venus les beaux-arts et les livres. A part ça, comme vous pouvez le voir, rien à signaler.

Le nouveau Musée cantonal de Lausanne plantera son arbre de Penone vendredi après-midi

Il s'agit d'un don d'Alice Pauli, remontant à 2016. La sculpture définira l'entrée du MCB-a à Plateforme10 comme un lieu voué aux beaux-arts.

L'arbre, quand il se trouvait encore en pleine nature.

Crédits: Giuseppe Penone, Musée cantonal des beaux-arts, Lausanne 2019.

Dans sa vie il faut, paraît-il avoir un enfant, construire une maison et planter un arbre. Pour ce qui est du lieu, c'est bon. Le nouveau Musée cantonal des beaux-arts semble terminé. On peut légitimement le considérer comme un bébé. Manquait encore le feuillu. Il sera là dès vendredi. La presse et d'autres gens bien sûr sont invités l'après midi pour assister à la pose de celui de Giuseppe Penone dans le grand hall. «Luce e ombra» date de 2011. Il s'agit d'une pièce de bronze, d'or et de granite, haute de quatorze mètres cinquante. La galeriste Alice Pauli l'avait offert, comme d'autres choses du reste, en 2016.

C'est bien sûr pour le MCB-a le moment de soigner ses donateurs, ce que ne sait pas faire Genève. Lors d'une petite cérémonie, à 14 heures, la conseillère d'Etat Cesla Aramelle parlera ainsi devant Alice Pauli de «L'importance des donations». Le directeur Bernard Fibicher abordera, lui, l'importance de la création de Penone, aujourd'hui âgé de 72 ans. Ce dernier a prévu un exposé intitulé «L’œuvre et le lieu». On sait que ce dernier est capital pour l'Italien qui reste bien l'un des seuls artistes contemporains à avoir su tirer parti du parc de Versailles.

Une exposition déjà en 2015

«La sculpture marque le territoire, le définit d'emblée comme appartenant au monde de l'art», déclare Bernard Fibicher. Il avait déjà montré Penone dans l'ancien bâtiment, à la Riponne, en 2015. Intitulée «Regards croisés», l'exposition avait à la fois proposé des statues du plasticien et des dessins tirés de sa collection privée.

Du même auteur

Les newsletters de Bilan

Le cercle des lecteurs

Le Cercle des Lecteurs est une plate-forme d'échanger sur tout ce qui touche votre magazine. C'est le reflet de vos opinions, et votre porte-parole le plus fidèle. Plus d'info


Image Footer

"Tout ce qui compte.
Pour vous."