Etienne Dumont

CRITIQUE D'ART

Né en 1948, Etienne Dumont a fait à Genève des études qui lui ont été peu utiles. Latin, grec, droit. Juriste raté, il a bifurqué vers le journalisme. Le plus souvent aux rubriques culturelles, il a travaillé de mars 1974 à mai 2013 à la "Tribune de Genève", en commençant par parler de cinéma. Sont ensuite venus les beaux-arts et les livres. A part ça, comme vous pouvez le voir, rien à signaler.

Le MEG genevois fait le décompte de ses visiteurs. On approche ici du million

Du 31 octobre 2014 au 31 décembre 2019, le musée d'ethnographie a reçu 919 834 personnes. La dernière exposition, payante, a attiré 77 852 amateurs de contes.

Une image conçue par Jonathan Watts pour "La fabrique des contes".

Crédits: MEG, Genève 2019.

Le MEG a fait ses comptes. Pas les financiers. Le musée d’ethnographie genevois est sous pilote automatique, vu le système de subventionnement genevois. Il s’agit de celui de ses visiteurs. Inutile de préciser que l’institution se frotte les mains. Elle apparaît cependant plus crédible que la Ville avec ses totaux finaux. On retrouve en effet là les consultants de la Bibliothèque d’art et d’archéologie. Il y aurait même selon certains les promeneurs du Jardin botanique. Il suffit à ce dernier d’installer des panneaux par-ci par-là pour avoir l’air d’organiser des expositions…

Un chiffre frappe dans l’actuel communiqué du MEG. C’est celui du nombre global de visiteurs depuis la réouverture. Du 31 octobre 2014 au 31 décembre2019, le portillon a vu passer 919 834 personnes. Presque un million, donc. Je ne sais pas comment le MEG arrive à déterminer le profil de ces gens. Mais il y aurait parmi eux 58 pour-cent de «moins de 30 ans». Une chose importante si l’on pense au jeunisme actuel. Ce public resterait avant tout local. Nous ne sommes pas au Louvre. Il comprendrait 86 pour-cent de Suisses, dont 78 pour-cent de Genevois. Entendez par là de personnes résidentes dans le canton. La fréquentation va croissant avec le temps. Celle de 2019 serait de 15 pour-cent plus importante que celle de 2018. Je vous fais grâce du détail, avec ses instagrammeurs et ses instagrammeuses (on ne dit donc pas instagrammeures!). Sachez cependant qu’entre 2014 et 2019 le nombre de participants médiatisés a passé de 29 807 à 48 466.

Amazonie voyageuse

Les expositions, maintenant. Début janvier s’est clos «La fabrique des contes». Le parcours conçu par Federica Taramozzi a attiré 77 852 personnes, ce qui serait déjà un nombre important à Paris. L’Amazonie a encore voyagé. Après Pointe-à-Pitre, elle a passé par Nantes en2019. Là aussi, le score semble excellent: 82 000 billets d’entrée. Le MEG s’active aujourd’hui autour de «Dubuffet, Un barbare en Europe», même s’il s’agit là d’une adaptation d’un projet déjà présenté au MUCEM de Marseille. Ouverture au public le 8 mai. Ce sera, je vous le rappelle, de la dernière exposition «ancien style». Dès 2021, le MEG devrait montrer son nouveau visage, politiquement correct. Avec ou sans moi. Je ne me sens vraiment pas politiquement correct...

L'Amazonie à Nantes. Photo Château des ducs de Bretagne.

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