Etienne Dumont

CRITIQUE D'ART

Né en 1948, Etienne Dumont a fait à Genève des études qui lui ont été peu utiles. Latin, grec, droit. Juriste raté, il a bifurqué vers le journalisme. Le plus souvent aux rubriques culturelles, il a travaillé de mars 1974 à mai 2013 à la "Tribune de Genève", en commençant par parler de cinéma. Sont ensuite venus les beaux-arts et les livres. A part ça, comme vous pouvez le voir, rien à signaler.

Le MAH genevois et ses filiales sera très archéologique en 2019

Le programme restera un peu mince, mais il y aura tout de même des efforts, Cela dit, une seule exposition se déroulera au Rath l'an prochain.

Le buste de César trouvé dans le Rhône à Arles.

Crédits: DR

Quand il est cartonné ou glacé, le papier magnifie souvent le vide. Il suffit de voir les emballages de ce que le vulgaire appelle «le luxe». Avec leur programme 2019, les Musées d'art et d'histoire ont comme toujours tenté de faire épais. Il n'y aura pourtant pas toujours quelque chose de consistant à se mettre dans les mirettes ou sous la dent. Le MAH lui-même proposera du 6 février au 23 mai l'exposition «César et le Rhône», reprise d'Arles. Notez que le Louvre sera partie prenante à l'affaire. Ce sera l'occasion de parler de la Narbonnaise, dont Genava formait la pointe nord.

Autrement, le MAH se livrera à des présentations où j'espère sentir la main de Lada Umstätter. Du 10 mai au 16 février 2019, il deviendra question ici des «Métamorphoses» d'Ovide, véritables contes cruels. A l'automne, l'institution se penchera sur Jean Jaquet, le grand sculpteur et décorateur néo-classique local de la fin du XVIIIe siècle. De novembre à mars 2019, pour rester dans l'Antiquité, l'institution revisitera ses abondantes collections archéologiques. Les visiteurs pourront enfin découvrir à l'automne le fonds de peinture revu par sa conservatrice des beaux-arts. Ce sera le début après la fin. «De Witz à Calame» succédera aux modernes. Rien de grave. Cette seconde mi-temps a en effet bien failli ne pas se jouer.

Photo à Tavel

Le Rath demeure bien silencieux. Plus rien depuis le Hodler de l'été dernier. C'est sans doute pourquoi l'unique manifestation prévue l'an prochain dans ses murs s'intitulera «Silences». Il semble, d'après les rumeurs, que le magistrat ait dû taper du poing sur la table pour qu'il se passe quelque chose à la Place Neuve. Le silence sera vu comme «une qualité de présence». La Maison Tavel proposera pour sa part «Les pionniers de la photographie en Suisse romande». Un partenariat avec la Fondation Auer-Ory d'Hermance La portion traitée ira de 1840 à 1860.

Les deux expositions auxquelles a droit chaque année le Cabinet des arts graphiques seront dédiées d'une part à Claude Lorrain et à son influence sur l'estampe jusqu'au XIXe siècle (22 mars-16 juin) et de l'autre à Paul Eliasberg (1907-1983). La fille de cet aquarelliste et graveur d'origine allemande a consenti en important don en 2015. Rendez-vous du 1er novembre au 2 février. Quant à l’accrochage annuel de la Bibliothèque d'art et d'histoire, il sera voué l'an prochain à «L'Antiquité couchée sur le papier». On sera alors presque en 2020. L'ouverture est prévue pour le 4 novembre 2019. Et voilà, comme on dit au cirque après un saut périlleux!

Photo (DR): Le buste de Jules César sera en vedette au MAH.

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