Etienne Dumont

CRITIQUE D'ART

Né en 1948, Etienne Dumont a fait à Genève des études qui lui ont été peu utiles. Latin, grec, droit. Juriste raté, il a bifurqué vers le journalisme. Le plus souvent aux rubriques culturelles, il a travaillé de mars 1974 à mai 2013 à la "Tribune de Genève", en commençant par parler de cinéma. Sont ensuite venus les beaux-arts et les livres. A part ça, comme vous pouvez le voir, rien à signaler.

La TEFAF de Maastricht devrait avoir lieu malgré tout. Mais, mais mais...

La plus grosse foire d'art avec Bâle est annoncée du 5 au 15 mars. En principe, tout va bien, mais le maire peut revenir à tout moment sur l'autorisation. La pire des situations.

L'accès se fait toujours à la TEFAF avec des buissons de roses. cette année, elles ont des épines.

Crédits: DR.

C’est l’épidémie…L’hémorragie… Mais jusqu’à maintenant du moins, la TEFAF de Maastricht tente de résister. A l’heure où je vous parle (c’est une image), la plus grande foire d’art du monde avec Art/Basel entend bien se dérouler aux dates prévues. Celles-ci vont du 7 mars pour le public, qui aura le droit d’entrer après deux journées de vernissage, au 15 du même mois. La TEFAF, du moins le «salon père» (difficile à mon avis de parler de «salon mère»), reste l’une des dernières manifestations longues du genre. Je vous rappelle que la BRAFA de Bruxelles vient de raccourcir en janvier sa durée d’un jour pour faire plus moderne.

Si je sais cela, c’est grâce à un communiqué, reçu en… italien. Il faut dire qu’il s’agit de rassurer la clientèle transalpine appelée à venir aux Pas-Bas, je ne sais plus trop comment du reste. La déclaration d’intention de la direction se veut entourée de toutes les précautions possibles. «La foire se déroulera de manière responsable.» Le MECC, une sorte de Palexpo à la genevoise situé très en dehors de ville, à Randwyck, se verra plus décontaminé qu’un site victime de radiations nucléaires. Mieux nettoyé qu’un hôpital de pointe. Briqué avec le soin d’un bateau de croisière. Des nouvelles se verront communiquées au jour le jour. Le maire de la ville peut en effet revenir à tout moment s’il le faut sur l’autorisation donnée. Autant dire que nous sommes dans la pire des situations possibles. Les visiteurs ne sauront qu’en arrivant au MECC si la TEFAF a bien lieu là ou si, à partir du 5 mars, elle n’a pas été interrompue par précaution. Il faut donc s’attendre à des désistements, la cité n’étant pas des plus accessibles par le train et l’avion… Il n'est pas facile non plus de s'y loger.

Annulation souhaitée?

Une annulation venue d’en haut serait sans doute pas si mal vue que cela par les participants, même si les quelque 270 stands sont sans doute aujourd’hui en construction. Elle permettrait de faire jouer les assurances. Une manière de rentrer dans ses frais, en totalité ou en partie, alors que les affaires s’annoncent désastreuses pour de pas dire nulles. Aux craintes sanitaires s’ajoutent désormais des tempêtes boursières. Et ce alors que bien des exposants connaissent déjà des difficultés de trésorerie… Certains se saignent même afin de venir à Maastricht, où le mètre carré coûte cher et où les frais de logement et de nourriture s’ajoutent aux frais de transports et d’assureurs. On se saigne toujours quand il faut sauver sa peau.

La suite ces prochains jours. N’oublions pas que les premiers invités du vernissage seront en principe là, prêts à avaler l’énorme buffet, le 5 mars.

Pratique

Site www2.tefaf.com

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