Etienne Dumont

CRITIQUE D'ART

Né en 1948, Etienne Dumont a fait à Genève des études qui lui ont été peu utiles. Latin, grec, droit. Juriste raté, il a bifurqué vers le journalisme. Le plus souvent aux rubriques culturelles, il a travaillé de mars 1974 à mai 2013 à la "Tribune de Genève", en commençant par parler de cinéma. Sont ensuite venus les beaux-arts et les livres. A part ça, comme vous pouvez le voir, rien à signaler.

La récente découverte d'un char de parade près de Pompéi fait figure d'événement

Le véhicule romain a été trouvé un peu en dehors du parc archéologique. Il semble en bon état. Les squelettes des chevaux ont déjà été trouvés en 2018.

L'un des médaillons décoratifs du char.

Crédits: AFP.

Arrête ton char! On le sait depuis bien plus longtemps que les deux versions canoniques au cinéma de «Ben-Hur» (1926 et 1959). Le char symbolise d’une certaine manière l’Empire romain avec ses gladiateurs, les orgies impériales et des chrétiens jetés aux lions. Voilà qui tombe bien! Un de ces véhicules «en très bon état» vient de voir découvert près de Pompéi. Il faut dire que la cité ensevelie sous les cendres du Vésuve, et sur laquelle rien n’avait jamais été reconstruit, constitue une mine de trouvailles depuis 1748. Comme il reste une vingtaine d’hectares à fouiller, les surprises ne sont de loin pas finies. Il y a quelques semaines à peine, la presse faisait ses choux gras de l’exhumation d’un lieu alimentaire ressemblant à nos «food trucks» actuels…

Cette fois-ci, il s’agit donc d’un char. Mais de parade. Comme l’a souligné avec enthousiasme le directeur sortant du site de Pompéi (vous me direz qu’il se nomme Massimo Osanna!), l’engin ne se voyait pas utilisé quotidiennement. Doté non pas de deux, mais de quatre roues, il avait été décoré de bronze et d’étain. Le tout avec des médaillons ciselés. Le véhicule a logiquement été découvert à Civita Giuliana, un peu en dehors du parc archéologique. Il y a trois ans, les scientifiques avaient en effet exhumé tout près de là les restes de trois chevaux, dont un restait attelé. Le chantier actuel fait partie des missions de sauvetage. A Pompéi comme ailleurs en Italie depuis bientôt trois siècles, les pilleurs sont aux aguets. Les fameux «tombaroli»…

Changement de tête

Annoncée par le très médiatique ministre de la Culture Dario Franceschini le 27 février, la nouvelle a aussi tôt fait le tour des sites de presse. Elle s’est un instant classée en tête des articles les plus lus du «Monde». Même un journal aussi peu culturel que «Le Temps» a mis la chose en valeur. Il s’agit là du chant du cygne de Massimo Osanna. L’homme s’est vu remplacé il y a quelques jours dans ses fonctions. L’Allemand Gabriel Zuchtriegel l’a remplacé. Un homme de 39 ans. Depuis l'arrivée au pouvoir de Franceschini, les musées transalpins se sont ouverts aux étrangers, ce qui ne fait pas que des heureux, ni des convaincus, Et ceci en dépit des succès d’Eike Schmidt aux Offices, de Sylvain Bellenger à Capodimonte, près de Naples, ou de James M. Bradburne à la Pinacoteca Brera de Milan.

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