Etienne Dumont

CRITIQUE D'ART

Né en 1948, Etienne Dumont a fait à Genève des études qui lui ont été peu utiles. Latin, grec, droit. Juriste raté, il a bifurqué vers le journalisme. Le plus souvent aux rubriques culturelles, il a travaillé de mars 1974 à mai 2013 à la "Tribune de Genève", en commençant par parler de cinéma. Sont ensuite venus les beaux-arts et les livres. A part ça, comme vous pouvez le voir, rien à signaler.

La grande misère des églises de Paris pourrait chaque jour engendrer des incendies

Quinze millions d'euros pour entretenir l'ensemble des lieux de culte. C'est peu. Mais c'est ce que veut la maire Anne Hidalgo. Les édifices risquent pourtant tous de brûler...

Dans les coulisses de la Madeleine, à Paris. Les installations électriques.

Crédits: Didier Rykner, La Tribune de l'art 2019.

C'est ce qu'on appelle la grande misère des églises de France. Et ce même si, à Paris, la Mairie devrait théoriquement subvenir à leur entretien. Dans un article paru au lendemain du drame qui a frappé lundi soir Notre-Dame de Paris «La Tribune de l'art», Didier Rykner dénonce une fois de plus le manque de moyens alloués par la Ville à ce patrimoine. Et cela même si Anne Hidalgo, dans un geste de pure démagogie, a promis 50 millions d'euros pour la réfection de Notre-Dame... dont l'entretien relève de l'Etat puisqu'il s'agit d'une cathédrale. Il fallait bien que Madame la Maire fasse bonne figure face aux 100 millions promis par François Pinault (je sens ici l'influence de la très patrimoniale Maryvonne Pinault) et aux 200 millions offerts par Bernard Arnault (1). On en arrivait ainsi mardi déjà à 700 millions d'euros récoltés.

Les sommes allouées pour le patrimoine religieux de la capitale diminuent en effet d'année en année. On en arrive aujourd'hui à quinze millions d'euros pour l'ensemble des édifices concernés. C'est peu spectaculaire, Notre-Dame de Lorette, Saint-Paul ou ce Saint-Sulpice qui, soit dit en passant, a été victime d'un début d'incendie vite maîtrisé il y a quelques semaines à peine. Cela dit, même les édifices plus connus souffrent de cette pénurie. L'auteur de l'article montre donc en illustrations de son article, les structures électriques discrètement photographiées de la Madeleine, qui n'est pas rien, même s'il semble ici difficile de parler de réussite architecturale. Je ne résiste pas au plaisir de vous refléter l'une de ces images. Il s'agit d'interrupteurs situés en coulisses. Pensez que qui dit électricité pense normalement court-circuit...

(1) Il y a déjà des polémiques sans fin, dont les journaleux font leurs choux gras, sur ces dons à défiscaliser. Les Pinault ont déjà dit qu'ils renonçaient aux déductions d'impôt. Leur geste sera gratuit.

Du même auteur

Les newsletters de Bilan

Le cercle des lecteurs

Le Cercle des Lecteurs est une plate-forme d'échanger sur tout ce qui touche votre magazine. C'est le reflet de vos opinions, et votre porte-parole le plus fidèle. Plus d'info


Image Footer

"Tout ce qui compte.
Pour vous."