Etienne Dumont

CRITIQUE D'ART

Né en 1948, Etienne Dumont a fait à Genève des études qui lui ont été peu utiles. Latin, grec, droit. Juriste raté, il a bifurqué vers le journalisme. Le plus souvent aux rubriques culturelles, il a travaillé de mars 1974 à mai 2013 à la "Tribune de Genève", en commençant par parler de cinéma. Sont ensuite venus les beaux-arts et les livres. A part ça, comme vous pouvez le voir, rien à signaler.

La Biennale de Venise se termine sur une note mineure: 593 616 visiteurs seulement

C'est un peu moins qu'espéré, mais 2017 avait établi un record absolu avec 615 000 . En attendant 2021, la Biennale d'architecture est déjà sur les rails pour 2020.

L'affiche de la Biennale.

Crédits: DR

Raté de justesse! La Biennale de Venise n'a pas atteint son espoir inavoué d'arriver à 600 000 visiteurs cette année. Elle s'est terminée le 24 novembre, après six mois d'ouverture, avec 593 616 entrées, vernissages compris. J'aurais dû vous le dire plus tôt. Mais j'ai en ce moment la tête sous l'eau. J'ai bien droit, après tout, à mon «aqua alta» personnelle.

Le chiffre actuel n'offre rien d'inquiétant. En 2017, la Biennale proposé par la Française Christine Marcel avait abouti à la fréquentation record de 615 000 personnes. Une augmentation de 23 pour-cent par rapport à celle de 2015. Les chiffres ne cessent de monter depuis le nouveau millénaire. Pensez qu'en 2001 le résultat se situait autour de 243 000. C'est dire si le nombre d'amateurs, ou du moins de curieux, augmente. Il en va de même pour la jeune Biennale de l'Architecture, qui occupe les années paires entre celles des Beaux-arts, qui se déroulent les impaires.

Une édition mineure

Organisée par l'Anglais Ralph Rugoff, l'édition 2019 ne faisait selon moi pas partie des réussites mémorables. La preuve! Elle ne me laisse presque aucun souvenir, alors que je vous en ai parlé à la fin mai. S'il me reste dans la gorge la sublime glace au café du bar Illy au bord du bassin de l'Arsenal, je demeurerais bien en peine de vous citer une oeuvre notable choisie par le commissaire pour «May You Live in Interesting Times». Ni du reste un pavillon national bien marquant. Il y a comme cela des années sans. Ce sera peut-être mieux en 2021.

En attendant, la prochaine Biennale de l’Architecture est sur les rails. Le Libanais Hashim Sarkis, âgé de 55 ans, a été choisi en janvier 2019 pour la mettre sur pieds. L'homme produit entre Beyrouth et les Etats-Unis, avec des escapades en Chine. Il me semble difficile de parler de vedette à son propos. Disons que ce n'est pas un archistar mais un archi-starlette. La chose ne modifiera bien sûr pas le résultat final. On verra bien en 2020 du 23 mai (date d'ouverture au public) au 29 novembre.

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