Etienne Dumont

CRITIQUE D'ART

Né en 1948, Etienne Dumont a fait à Genève des études qui lui ont été peu utiles. Latin, grec, droit. Juriste raté, il a bifurqué vers le journalisme. Le plus souvent aux rubriques culturelles, il a travaillé de mars 1974 à mai 2013 à la "Tribune de Genève", en commençant par parler de cinéma. Sont ensuite venus les beaux-arts et les livres. A part ça, comme vous pouvez le voir, rien à signaler.

"Art/Basel" a voulu rassurer ses exposants anglo-saxons, à qui la Suisse fait désormais peur

Les quarantaines sont prises en charge. Il est possible d'envoyer la marchandise sans le personnel. Un fonds de solidarité a été créé pour les malchanceux.

Une publicité pour "Art/Basel".

Crédits: DR.

«Art/Basel» approche, avec sa somme de fantasmes et de peurs. Le 2 septembre, la direction de la foire a ainsi dû envoyer une lettre rassurante à ses 280 galeristes sélectionnés. Je viens de l’apprendre par «Il Giornale dell’arte», qui consacre à ce micro-événement un macro-article sur son site. Il faut dire que Marc Spiegler devait répondre à une missive angoissée des participants anglo-saxons, toujours prompts à l’affolement. Que se passerait-il s’ils se retrouvaient empêchés de venir.. ou de repartir dans les délais prévus.

Eh bien les choses sont clarifiées! Bien sûr, les Etats-Unis ont classé il y a quelques jours la Suisse en zone rouge, demandant à ses ressortissants de limiter leurs déplacement vers notre pays au strict nécessaire. Evidemment, les autorités helvétiques (qui n’admettent de plus pas le vaccin Astra Zeneca) ont pour leur part multiplié les restrictions aux voyageurs venant d’Amérique ou d’Angleterre. Ces deux choses ont amené des annulations de vol, ce qui soit dit entre nous semble bon pour la Planète. Mais il y a toujours moyen de moyenner.

Sécurité absolue

Comment? Eh bien «Art/Basel» se dit prêt à payer les frais de quarantaine, s’il devait y en avoir. Ceux qui auraient réglé leur stand et ne pourraient en dernière minute pas venir verront leur participation validée automatiquement pour 2022. Il est aussi possible d’envoyer la marchandise sans le personnel assorti. La foire s’engage à trouver son équivalent, qualifié, qu’il prendrait sans doute à charge. Le «motto» de Marc Spiegel tient en quelques mots. «Des mesures extraordinaires pour des circonstances extraordinaires». Il lui faut garantir une «sécurité absolue». Cela dit, j’ai déjà entendu cela quelque part. C’est ce que disaient en 2020 les organisateurs de la TEFAF de Maastricht juste avant que le pandémie fasse des ravages dans leurs allées. De toutes manière, le salon alémanique a levé un «fonds de solidarité». Il y a 1,6 million de dollars pour panser les bobos.

La dernière inquiétude touche bien sûr les ventes. Y en aura-t-il autant que les autres années? Les Anglo-saxons voudraient presque des garanties. Mais là, on rentre dans l’irrationnel. Comme l’ont dit certaines personnes bien placées, il est clair que certains participants gagneront de l’argent, que d’autres rentreront juste dans leurs frais et que les derniers essuieront des pertes. Mais il s’agit là d’une loi du monde, comme le fait d’avoir faim ou de ressentir le besoin de dormir. Je ne vois pas trop ce que la Covid vient faire là-dedans.

Efficacité bâloise

Cela dit, je serai à la foire, à moins d’une catastrophe de dernière minute. L’accréditation n’a pas été du gâteau à finaliser sur le plan technique, mais je dois reconnaître aux Bâlois une réelle efficacité une fois qu’ils ont reçu les demandes. Tout semble donc rouler.

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