Chantal De Senger

JOURNALISTE

Licenciée des Hautes Etudes Internationales de Genève en 2001, Chantal de Senger obtient par la suite un Master en médias et communication à l’Université de Genève. Elle débute sa carrière au sein de la radio genevoise Radio Lac. Journaliste depuis 2010 pour le magazine Bilan, elle est spécialisée dans les PME. En grande amatrice de vins et gastronomie, elle est également responsable du supplément Au fil du goût encarté deux fois par année dans le magazine Bilan. Chantal contribue par ailleurs régulièrement aux suppléments Luxe et Immo Luxe de Bilan.

Et si vous planifiiez votre divorce?

Les répercussions d’un divorce sur l’état des finances personnelles peuvent être catastrophiques. C’est ce que Bilan a voulu exposer à travers son dossier (page 28). Avec près de 50% des mariages qui explosent en Suisse, nous avons choisi non seulement d’expliquer le risque économique d’une séparation, qui vaut aujourd’hui celui d’un krach boursier ou d’une faillite, mais également d’émettre des conseils pour planifier au mieux cette période tumultueuse comme il faudrait le faire pour une succession ou une transmission d’entreprise. Car négliger des aspects dans la procédure de désunion peut conduire à un désastre financier, notamment pour la partie économiquement forte du couple.

En l’occurrence, il s’agit souvent des hommes. Loin de nous la volonté de provoquer l’ire des féministes, mais il faut avouer que le sexe fort a, jusque-là, plutôt été malmené par le droit matrimonial. Ne l’oublions pas, l’autorité parentale est conjointe seulement depuis le 1er juillet 2014. Depuis de nombreuses années, des pères sont non seulement lésés au niveau de la garde de leurs enfants, mais beaucoup perdent des plumes au niveau de leur patrimoine.

Ces derniers se retrouvent contraints de se reloger (la maison familiale étant pour la plupart du temps laissée à l’épouse et aux enfants), à payer une pension alimentaire, et, finalement, à partager leurs économies dont font partie le 2e  pilier, la fortune ou encore les biens immobiliers. L’idée, ici, n’est pas d’accabler les épouses qui réclament la moitié des acquêts du couple à la suite du divorce. Il est, en effet, tout à fait légitime de recevoir une contrepartie financière lorsque l’on a «sacrifié» une carrière pour s’occuper honorablement de l’éducation des enfants.

Cependant, il faut l’admettre, quelques-unes d’entre elles se plaisent dans leur rôle de femme au foyer autant que dans celui d’assistée «économique» de leur époux. Pourtant, il faut rappeler à ces dames que c’est un risque de dépendre d’une seule source de revenu. Il y a en effet le danger du divorce, mais également du chômage de leur conjoint, voire, pire encore, de son décès. Ces raisons nous poussent à encourager les femmes à reprendre une activité professionnelle ou une formation après leur congé maternité, même si ces dernières se sont éloignées pendant de nombreuses années du marché du travail.

Certes, la Suisse n’encourage pas toujours les épouses à travailler, notamment au niveau du système de garde des enfants. Pourquoi, alors, ne pas trouver une solution comme se lancer à son compte, même depuis la maison? Ou encore collaborer avec son époux tant que le couple va bien? Ou même travailler à temps partiel dans l’entreprise familiale? Peu importe au final, ce qui compte, c’est la sécurité et l’indépendance financière, sans oublier un divorce qui dans l’idéal pourrait se conclure à l’amiable.

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