Chantal De Senger

JOURNALISTE

Licenciée des Hautes Etudes Internationales de Genève en 2001, Chantal de Senger obtient par la suite un Master en médias et communication à l’Université de Genève. Elle débute sa carrière au sein de la radio genevoise Radio Lac. Journaliste depuis 2010 pour le magazine Bilan, elle est spécialisée dans les PME. En grande amatrice de vins et gastronomie, elle est également responsable du supplément Au fil du goût encarté deux fois par année dans le magazine Bilan. Chantal contribue par ailleurs régulièrement aux suppléments Luxe et Immo Luxe de Bilan.

Et si on supprimait le statut de fonctionnaire?

Comme le suggérait récemment un lecteur de la Tribune de Genève (27 janvier 2015), l’Etat devrait réduire ses activités dans des domaines tels que la mobilité, la formation et la santé et laisser plus de place à l’économie privée. Il devrait alléger ses charges, disproportionnées par rapport à sa taille, et surtout diluer les risques de revendications salariales, de débrayages et autres grèves initiés par les nombreux syndicats.

Favoriser l’économie privée et diminuer la puissance de l’Etat est certes une très bonne idée. Mais pour avoir un Etat moderne et efficient, ne faudrait-il pas aussi supprimer, ou en tout cas alléger drastiquement le statut de fonctionnaire? Veyrier est la première ville genevoise à avoir franchi le pas l’an dernier, alors pourquoi pas tout le canton? L’administration moderne, c’est l’abolition des privilèges, avec des contrats de travail résiliables, une augmentation du salaire en fonction de l’ancienneté et du mérite tout en gardant une égalité de traitement.

La performance et la motivation des collaborateurs de l’Etat seraient stimulées par un règlement sans les avantages qui leur sont accordés aujourd’hui. Il s’agit aussi de créer une égalité de traitement avec le secteur privé. Comme celle de pouvoir prendre des mesures rapides lorsqu’un employé dysfonctionne ou que son travail ne répond plus aux besoins du service. Ou encore, d’avoir une période d’essai de trois mois, conformément au Code des obligations.

Malheureusement, même si Genève est le canton le plus endetté de Suisse, aucun parti ne prendra le risque de se lancer dans cette bataille, de peur de perdre une grande partie de son électorat. Pourtant, à l’heure des mauvaises prévisions conjoncturelles, le débat sur ce statut archaïque  mériterait d’être relancé. 

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