Jean Philippe Buchs

JOURNALISTE À BILAN

Journaliste à Bilan depuis 2005.
Auparavant: L'Hebdo (2000-2004), La Liberté (1990-1999).
Distinctions: Prix Jean Dumur 1998, Prix BZ du journalisme local

Et si l’UDC sortait du Conseil fédéral?

Guy Parmelin ou Thomas Aeschi ou encore Norman Gobbi: le 9 décembre 2015, l’Assemblée fédérale choisira-t-elle parmi ces candidats à la fonction suprême ou optera-t-elle pour une autre personnalité? Depuis la victoire de l’UDC aux élections fédérales et l’annonce du retrait d’Eveline Widmer-Schlumpf, rares sont les voix qui s’élèvent pour contester au premier parti politique du pays le droit de revendiquer un deuxième siège au Conseil fédéral. A moins d’un coup de théâtre, les jeux sont faits car ses adversaires semblent résigner.

Or, l’UDC peut-elle vraiment rester au gouvernement? Sur le plan arithmétique, la réponse est évidemment positive. Mais on ne forme pas un exécutif  en prenant en compte que ce seul paramètre. Depuis de trop nombreuses années, l’UDC ne cesse de railler le Conseil fédéral et de l’affaiblir par tous les moyens. Un gouvernement composé d’hommes et de femmes de moindre envergure a l’avantage de faire son jeu. L’UDC peut-elle être à la fois au pouvoir et dans l’opposition? Un parti gouvernemental peut-il exiger que la Suisse, qui accueille de nombreuses organisations internationales dont le siège de la Croix-Rouge, dénonce la Convention européenne des droits de l’homme? Un parti qui attise la haine et bafoue les valeurs d’humanisme que défend la Suisse a-t-il sa place au Conseil fédéral?

Face à l’incapacité des libéraux-radicaux, des démocrates-chrétiens et des socialistes à s’entendre pour former une coalition gouvernementale avec des hommes et des femmes capables de préserver une haute idée de l’Etat et de la Suisse, l’Assemblée fédérale se pliera au jeu de l’arithmétique. La formule magique et la concordance ont pourtant disparu de la scène politique helvétique. Les majorités parlementaires se construisent au gré des circonstances face à un Conseil fédéral qui manque de leadership.

Face aux défis toujours plus complexes et dans un contexte international instable, c’est un gouvernement uni et défendant des positions et des valeurs communes et solides dont la Suisse a surtout besoin.

 

 

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