Mary Vacharidis

JOURNALISTE

Journaliste chez Bilan et community manager pour le site bilan.ch, Mary Vakaridis vit à Zurich depuis 1997. Durant sa carrière professionnelle, elle a travaillé pour différents titres de la presse quotidienne, ainsi que pour la télévision puis la radio romandes (RTS). Diplômée de l'Université de Lausanne en Lettres, elle chérit son statut de journaliste qui lui permet de laisser libre cours à sa curiosité.

Entre le gourou et la rock star

Quelle est la différence entre un leader et un manager? Le leader inspire et motive une équipe alors que le manager administre des tâches. Voilà ce qu’on attend du cadre en 2017, qu’il soit chef d’équipe ou CEO. Vous êtes-vous demandé récemment: «Comment vont les collaborateurs? Sont-ils stressés? Est-ce qu’ils sont confiants au sujet de l’avenir?» Vous êtes-vous inquiété du niveau d’énergie des troupes?

Ce genre d’approche n’a guère été enseigné dans les cursus traditionnels suivis par les dirigeants. Or, d’après les théories les plus récentes, l’empathie joue un rôle de pilier dans tout leadership orienté vers l’excellence. Devenue obsolète, la vieille méthode de la carotte et du bâton a cédé la place à un modèle basé sur la confiance, la transparence et le respect mutuel. Ce serait ces valeurs qui dopent la productivité des équipes, ainsi que la rentabilité des compagnies. 

Le profil que l’on exige aujourd’hui d’un leader se situe entre celui du gourou et de la rock star. C’est un choc pour de nombreux professionnels – et les meilleurs. Les chefs ont été préparés à établir des budgets, planifier et contrôler les dépenses. Mais certainement pas à galvaniser une équipe à la manière d’un entraîneur sportif. Dans le cadre  de l’entreprise, la communication entre le manager et les collaborateurs n’est envisagée que par l’intermédiaire des objectifs à atteindre et des grilles d’évaluation des performances. Le dirigeant s’attend à devoir engager et licencier. Mais rien ne le prépare à soutenir l’efficacité de son département sur le long terme. Or, le chef doit satisfaire des attentes qui vont bien plus loin que la gestion des budgets et des vacances de l’effectif.

Certes, se conduire en leader exemplaire n’a rien de facile. En plus d’assurer les impératifs administratifs, le manager doit montrer du charisme, de l’enthousiasme et la capacité de porter une équipe vers la réussite. Le tout en économisant sur les charges, dans un environnement économique des plus instables. En «superhéros» de l’entreprise, le leader résiste aux pressions, absorbe les tensions et les incertitudes afin de protéger le moral du personnel. Quelle gageure. 

Un long processus

Loin de nous l’idée d’exalter la figure d’un «superpatron » qui n’existe que sur le papier. Notre dossier portant sur 10 erreurs typiques en management a pour objectif de vous aider dans votre pratique quotidienne et de vous donner des pistes. C’est en se trompant que l’on apprend le plus. D’où l’intérêt de partager les enseignements tirés de faux pas fréquents au sein de l’entreprise. «Rome ne s’est pas faite en un jour», dit le proverbe latin. De la même manière, s’affirmer en tant que leader est un processus qui court sur toute une vie. 

Du même auteur

Les newsletters de Bilan

Le cercle des lecteurs

Le Cercle des Lecteurs est une plate-forme d'échanger sur tout ce qui touche votre magazine. C'est le reflet de vos opinions, et votre porte-parole le plus fidèle. Plus d'info

Image Footer

"Tout ce qui compte.
Pour vous."