Reymondinblaise2

MARKETEUR À L'ÈRE DU CLIENT CONNECTÉ

Blaise Reymondin a cofondé en 2004 l'une des premières agences spécialisées dans le web marchand. Aujourd'hui conseiller indépendant en marketing digital, il aide ses clients à comprendre les enjeux de la transformation digitale et tirer profit de l'Internet. A 46 ans, Blaise a collaboré avec plusieurs centaines d'entreprises et tissé des liens avec de nombreux dirigeants.

BlaiseReymondin.com

En vacances, je déconnecte comment ?

À l'heure de boucler sa valise pour les vacances, l'on fait l'inventaire de l'indispensable: passeports, titres de transport, argent et autre brosse à dents. Avec des enfants, on prendra soin de ne pas oublier les jouets fétiches du petit dernier, sous peine d'essuyer de chaudes larmes à l'arrivée. Mais pour les parents, c'est désormais une nouvelle question qui démange avant l'apparition des premiers moustiques: faut-il emmener ses propres doudous numériques sur la plage: smartphones, tablettes ou même laptops ? Et pour quelle utilisation en mode « repos » ?

Adepte de la connexion douce

De nos jours, opter pour la déconnexion totale le temps des congés relèverait presque d’une sorte d’aventure, dans le genre du voyage à dos d'âne, de la nuit à la belle étoile ou d'un plat de sauterelles. Un choix certes respectable, mais qui ne s'avère ni très réaliste, ni forcément relaxant pour celui qui endosse une fonction dirigeante: sevré d'informations, il craindra de passer ses vacances la boule au ventre. Chacun sait qu'une bonne décompression, ça s'effectue par paliers.

Avec les doigts de pieds en éventail, je suis personnellement un adepte de la « connexion douce ». Parce que les coûts du roaming sont généralement surfaits, mais essentiellement afin de laisser libre champ à mon esprit pour tisser d'autres connexions, celles qui vont m'extirper de l'ordinaire. De la sorte, je restreins mes accès au net à une fois par jour et plutôt le matin de bonne heure, de préférence avant les heures de bureau. Le principe est d'éviter d'être pris en otage par l'effervescence de l'actualité; d'une urgence toute relative qui se dissout souvent dans le cours de la journée.

Tout compte fait, une dizaine de minutes quotidiennes suffisent pour faire avancer des dossiers. La brève rédaction et le transfert de quelques courriels désamorcent des situations qui auraient pu devenir explosives d'ici la rentrée. Et les opportunités d'affaires n'attendront pas le retour des vacanciers, alors pourquoi s'abstenir d'une action rapide pour les « mettre au frigo » ? Finalement, de petits sacrifices qui valent mieux que soucis et regrets...

S'abonner absent, ça ne s'improvise pas

Avant le départ, je recommande d'activer une réponse automatique signalant l'absence et sa durée sur sa messagerie, en mentionnant éventuellement un remplaçant. Car le pire en villégiature serait de faire acte de présentéisme; un mauvais signal autant pour les autres que pour soi-même. Et lorsque je prends le soin d'envoyer un courriel en période de congé, je ne manque pas d'ajouter avec la signature : « Envoyé d'un appareil mobile, veuillez pardonner la brièveté du message ». Certains vont cependant plus loin dans la justification du silence, stipulant : « Je suis absent du bureau, sans accès possible à ma messagerie... ». Malgré la crédibilité discutable du communiqué en 2013, il comporte l'avantage d'apporter un peu de rêve à son interlocuteur; il s'imaginera correspondre avec un aventurier au coeur de la jungle amazonienne ou gravissant un sommet de l'Everest...

Un autre conseil: si votre camping Boutique-Hôtel propose le WiFi jusqu'au bord de la piscine; prenez donc garde à désactiver la réception automatique des e-mails. Sans quoi vos bonnes résolutions auront rapidement pris l'eau.

Traces dans le sable et mémoire numérique

Mais l'utilisation modérée du digital comporte bien d'autres intérêts sur la plage. J'apprécie tout particulièrement de pouvoir lire les articles glanés au fil des semaines dans Instapaper (ou Pocket, Readabilty, Evernote via Everclip). Ou encore le surlignage si intuitif dans les e-books, pour en conserver un résumé complet une fois l'ouvrage achevé. Evernote a tellement facilité la prise de note et leur recherche, que je ne pourrais plus me passer de sa capacité à saisir au vol les idées qui peuvent naître sur un transat au bord de l'eau.

L'atout principal des tablettes comme l'iPad, c'est leur capacité d'embarquer un nombre quasi illimité de journaux, magazines et livres pour un poids ridicule (310 gr. pour l'iPad Mini). Quant à leur plus grand défaut, c'est la lisibilité parfois difficile par forte luminosité; ainsi même sous un parasol il faut renoncer à ses Ray-Ban pour profiter pleinement de l'écran de l'iPad, et cela même en ayant réglé le contraste au maximum. Pour cette raison, rien ne remplace les liseuses à encre électronique, comme l'excellente Kindle PaperWhite qui imite mieux que jamais le rendu du papier. Un plaisir inégalé de l'écrit numérique, qui remédie également au fâcheux effet « miroir » des écrans dans leur utilisation en plein air.

Dernière vérification avant de partir: deux iPhone, un iPad, un Kindle, deux appareils photo, un baby-phone; tout un fourbi digital pour passer les meilleures vacances ! Surtout lorsqu'on réalisera, arrivé à destination, que l'on a omis d'apporter les câbles et autres adaptateurs pour leur recharge. Une chance: l'autonomie demeure la plus grande faiblesse de tous ces appareils.

Bonnes vacances aux lecteurs de Bilan.ch ! 

NDA : Ce billet est composé à 95% depuis la plage (sur iPad mini, avec le logiciel iA Writer et clavier Logitech)

Du même auteur

Les newsletters de Bilan

Le cercle des lecteurs

Le Cercle des Lecteurs est une plate-forme d'échanger sur tout ce qui touche votre magazine. C'est le reflet de vos opinions, et votre porte-parole le plus fidèle. Plus d'info

Image Footer

"Tout ce qui compte.
Pour vous."