Mary Vacharidis

JOURNALISTE

Journaliste chez Bilan et community manager pour le site bilan.ch, Mary Vakaridis vit à Zurich depuis 1997. Durant sa carrière professionnelle, elle a travaillé pour différents titres de la presse quotidienne, ainsi que pour la télévision puis la radio romandes (RTS). Diplômée de l'Université de Lausanne en Lettres, elle chérit son statut de journaliste qui lui permet de laisser libre cours à sa curiosité.

Empiler les diplômes, un luxe trompeur

D’ordinaire, on les envie plutôt qu’on ne les plaint, les enfants des classes sup. Nés une cuillère en argent dans la bouche, ils se destinent aux meilleures écoles. En y effectuant leur cursus, ils s’y créent des réseaux privilégiés tout en recevant une éducation parfaite. Au moment de choisir une carrière, ils ont l’embarras du choix entre les universités les plus prestigieuses. Puis, les bons diplômes en poche, ils pourront débuter de brillantes carrières en bénéficiant des relations de leurs parents.

Dans la réalité, ça ne se passe souvent pas comme ça. Faire carrière? S’engager dans la même voie que les parents? Ces perspectives font bâiller des jeunes aujourd’hui. En quête d’un autre idéal, ils attendent de trouver l’occupation qui donnera un sens à leur vie. Faute de la découvrir, ils accumulent diplômes et formations. A 30 ans passés, beaucoup sont encore chez leurs parents. D’autres dépendent toujours de leur aide financière, attendant une révélation future.

Trop gâtés, déconnectés de la réalité? Sans doute. Leurs pairs qui n’ont d’autre choix que de bosser dur dès leur jeune âge peuvent se gausser des turpitudes de ces privilégiés. Mais pouvoir retarder ainsi le moment de quitter le nid est un luxe trompeur. Car autant pour l’estime de soi que pour la carrière, rien ne remplace la pratique acquise sur le terrain, l’argent gagné soi-même, les expériences que l’on fait en travaillant à l’étranger.

A la décharge de ces jeunes qui peinent à prendre en mains leur avenir, il faut reconnaître que nombre d’entre eux sont condamnés à la réussite par leur milieu social. Leurs géniteurs aspirent à les voir briller autant qu’eux-mêmes. Un poids qui peut écraser ou conduire à la révolte des héritiers qui souffrent de ne pouvoir égaler leur lignée ou ne sont pas heureux dans la case à laquelle on les assigne. Ce n’est pas un hasard si en psychanalyse la peur de décevoir ses parents constitue un thème central.

Des clés pour la réussite professionnelle de vos enfants sont réunies dans notre dossier de couverture consacré aux meilleures carrières pour la génération née avec internet. Tous les spécialistes que nous avons interrogés s’accordent sur un point: sur le marché de l’emploi, la personnalité, la motivation et l’expérience acquise en dehors des études pèsent autant, si ce n’est plus, que les diplômes.

Le système de formation a aussi beaucoup évolué. Pour ceux qui ne sont pas faits pour le système universitaire, il existe aujourd’hui des passerelles entre les apprentissages, les HES (Hautes Ecoles spécialisées) et les universités. La bonne nouvelle, c’est que des formations permettent aujourd’hui à chacun de trouver le meilleur chemin en fonction de son profil. 

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