Amoiel Edouard2

Chroniqueur culinaire

Petit-fils de restaurateur, fils de marchand de vins, diplômé de l’Ecole Hôtelière de Lausanne, chroniqueur culinaire pour le journal Le Temps et pour mon site Amoiel.ch, épicurien, aussi gourmand que gourmet, hédoniste, poète… l’idée d’écrire sur la gastronomie m’est apparue comme une évidence.

Ma démarche est avant tout de mettre en valeur et de faire découvrir des chefs, des restaurateurs, des producteurs et des créateurs. qui se donnent corps et âme à leur métier.

Alors, rejoignez-moi dans cette aventure culinaire truffée de gourmandises, de surprises et de plaisirs.

Maraîchers Calfeutrés : Famille Chenevard

Après la décision du Conseil Fédéral de fermer les marchés à ciel ouvert, les maraîchers sont assignés à résidence. Soutien à une famille d’agriculteurs chevronnés qui vend ses paniers légumiers directement sur place dans son exploitation.

A la Ferme

Dès le début de la décision du Conseil Fédéral de fermer les marchés en plein air la semaine dernière, le conseiller national PLR Christian Lüscher exprime son désaccord. « Il est totalement absurde d’interdire la vente de fruits et légumes sur les marchés. Ce sont des produits de première nécessité, récoltés par nos maraîchers et agriculteurs locaux. Il faut leur permettre de survivre ». Avec cette décision, les marchands n’ont donc plus l’autorisation d’installer leurs échoppes sur les marchés environnants. La famille Chenevard, maraîchers bio par excellence, ne fait pas exception à la règle et tente tant bien que mal de résister en faisant preuve d’organisation.

Vente Directe

C’est l’intersaison : une période de transition entre l’hiver qui prend fin et le printemps qui n’a pas tout à fait pointé le bout de son nez. « Nous sommes passés d’une vente directe sur les marchés à une vente directe dans notre ferme. Depuis l’annonce du confinement, nous avions décidé de laisser à nos clients le choix des produits disponibles. En raison de la demande et de la quantité de travail nécessaire, nous faisons les mêmes sacs de légumes pour tout le monde, que ce soit pour deux ou quatre personnes » déclare Quentin Chenevard. Cette démarche permet au maraîcher de libérer du temps pour continuer à semer et à planter. « La ferme ne s’arrête pas de vivre. Nous avons envers nos clients le devoir de nous protéger. Nous vivons sur place et exclusivement en famille. A nous de minimiser les risques ». Toute aide extérieure est refusée. Si un membre de la famille est touché, c’est toute l’exploitation qui est en péril.

Nourriture de Demain

Les membres de la famille Chenevard n’utilisent pas de réfrigérateur, dans le but de conserver des légumes plus longtemps, et leur travail dépend de ce qu’ils plantent. « En tant qu’agriculteurs, notre but premier est de nourrir la population. Nous improvisons le contenu des sacs en fonction de ce que nous avons » : pommes de terre, poireaux, carottes, épinards et salades. Même si le choix est plus restreint, la clientèle comprend et s’adapte sans vraiment rechigner. « Finalement, on s’oriente vers un travail plus unilatéral et plus simple. Nous prenons le temps de replanter et de ressemer : tout ce que nous faisons aujourd’hui, sert pour la nourriture de demain. Il ne faut pas l’oublier ».

Famille Chenevard, Route de Compois 80, 1252 Meinier. 022 759 15 19

info@chenevard-fermebio.ch

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