Amoiel Edouard2

Chroniqueur culinaire

Petit-fils de restaurateur, fils de marchand de vins, diplômé de l’Ecole Hôtelière de Lausanne, chroniqueur culinaire pour le journal Le Temps et pour mon site Amoiel.ch, épicurien, aussi gourmand que gourmet, hédoniste, poète… l’idée d’écrire sur la gastronomie m’est apparue comme une évidence.

Ma démarche est avant tout de mettre en valeur et de faire découvrir des chefs, des restaurateurs, des producteurs et des créateurs. qui se donnent corps et âme à leur métier.

Alors, rejoignez-moi dans cette aventure culinaire truffée de gourmandises, de surprises et de plaisirs.

Le Bologne : Et ça continue encore et encore

Le chef Florian Le Bouhec continue de tracer sa route avec une belle louche de gourmandise et une sacrée dose de savoir-faire !

Crédits: ©Dylan Perrenoud

Pour cette fois ma table de la semaine n’est pas une nouveauté... Sauf pour ceux qui vivent reclus dans une caverne depuis ces dernières années ! Dans une ville où certains chefs de cuisine ne restent qu’un mois en place, rendons hommage à la longévité et la constance du truculent Florian Le Bouhec, membre du cercle des cuisiniers (bientôt) disparus. Son restaurant Le Bologne appartient au club très sélect d’établissements qui durent et qui marchent ! Les clés du succès ? Un service, une cuisine, et un cadre… Facile ? Et bien non !

Constance

Contrairement à ce que pensent les gens, la restauration n’est pas une voie de garage. Et l’on ne décide pas de choisir ce chemin à la suite d’une rediffusion de la saison 9 de Top chef ! On parle d’un métier, un vrai, que l’on a dans le sang et dans la peau. Florian Le Bouhec a de qui tenir, son père était également un grand cuisinier. Sous ses faux airs bourrus, Florian est un patron présent qui, même furtivement, prend la peine de faire connaissance avec ses clients et qui parvient, en ces périodes difficiles, à tirer son épingle du jeu en réussissant l’impossible : garder une constance, fidéliser une clientèle déjà acquise à sa cause et surtout remplir son restaurant. Attention, la restauration n’est pas un one-man-show et le talent d’un bon patron est aussi de savoir s’entourer et faire confiance ! Avec Noémie Simon, Benjamin Lanta et Hans Cobert en salle, c’est chose faite !

Joue de veau confite

Du côté des casseroles même topo ! La constance demeure et les plats se succèdent au gré des saisons et des produits, toujours dans l’optique de proposer une cuisine techniquement aboutie et spirituellement gourmande. Si l’on regarde bien… les changements sont là, discrets et efficaces, comme les coups d’une partie d’échecs que le cuisinier s’amuse à jouer. Il prête attention aux uns et aux autres et finalement prend la meilleure décision : il s’écoute lui-même. Tandis que la joue de veau confite, chanterelles et épinard fait (presque) de l’ombre à l’incontournable Pata Negra, sauce teriyaki et sa mousseline au wasabi, le pithiviers de faisan, foie gras et réduction de vin jaune continue d’émoustiller. Pour notre plus grand bonheur, Le Bologne continue sur la route, non pas de Memphis, mais de la vie !

Le Bologne, 11 rue Necker, 1201 Genève. 022 732 86 60

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