Amoiel Edouard2

Chroniqueur culinaire

Petit-fils de restaurateur, fils de marchand de vins, diplômé de l’Ecole Hôtelière de Lausanne, chroniqueur culinaire pour le journal Le Temps et pour mon site Crazy-4-Food, épicurien, aussi gourmand que gourmet, hédoniste, poète… l’idée d’écrire sur la gastronomie m’est apparue comme une évidence.

Ma démarche est avant tout de mettre en valeur et de faire découvrir des chefs, des restaurateurs, des producteurs et des créateurs. qui se donnent corps et âme à leur métier.

Alors, rejoignez-moi dans cette aventure culinaire truffée de gourmandises, de surprises et de plaisirs.

L’Affaire Marjolaine

En plein cœur de la rue du Rhône, le restaurant Marjolaine est fermé depuis le mois de juin 2019. Désaccord entre les propriétaires ? Divergence avec Philippe Chevrier ? Décryptage d’un vaudeville genevois.

Le Sauveur

Philippe Chevrier devait animer une rue du Rhône aseptisée dont le seul attrait réside dans les boutiques de luxe. Au préalable, y eut le cas du Relais de l’Entrecôte et son exode vers Rive, puis la tentative d’une deuxième Entrecôte, le 49 Rhône, et son inévitable mais néanmoins regrettable échec. Le chef est alors appelé à la rescousse par les propriétaires en janvier 2018 pour redresser le navire en reprenant cette arcade si chère au cœur des genevois. Au programme, une cuisine italienne ensoleillée qui, quelques mois plus tard, s’arrête net. Aucune explication, aucune communication et les rumeurs qui vont bon train. A ce jour l’arcade est toujours fermée mais pour combien de temps encore ?

La Faute à qui ?

Contacté par téléphone, le chef doublement étoilé de Châteauvieux rectifie le tir sans tourner autour de sa toque. « La situation se décante petit à petit au regard des travaux et des autorisations » précise-t-il. Mais que s’est-il passé ? Coupon court… Philippe Chevrier n’a pas mis la clé sous la porte et ne se désintéresse point du projet. « Le propriétaire a effectivement rénové le bâtiment, mais tout reste à faire concernant le restaurant » confirme le cuisinier : infiltration d’eau, électricité non conforme, carrelage de la cuisine abimé, climatisation défectueuse… Les conditions de travail ne permettaient plus au chef et à ses équipes de continuer l’aventure. Devant l’inaction du propriétaire, les titulaires du fonds de commerce décident de prendre certains travaux à leur charge puis se résignent finalement à arrêter les frais. Marjolaine passe donc en mode « standbye ». Le bâtiment étant classé, au même titre que le restaurant, les procédures en cours ne sont guère facilitées. « En l’état actuel des choses, le restaurant a plus une valeur sentimentale que patrimoniale ».

Statu Quo

Selon les informations recueillies, les autorisations nécessaires à la remise en état de l’établissement seraient en cours d’avancement. Mais aucune date de réouverture n’est fixée pour le moment. Le chef de Satigny serait-il démotivé par toute cette affaire ? « Malgré tous les désagréments occasionnés, ce restaurant a un réel potentiel et je me réjouis de pouvoir un jour le réouvrir. A ce stade nous avons fait ce que nous avons pu, avec ce que nous avions ».

Marjolaine, 49 rue du Rhône, 1204 Genève. 022 320 49 49.

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