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FONDATEUR DES EDITIONS ALPAGA

Editeur, journaliste indépendant et spécialiste en communication, Sébastien Ladermann est passionné de gastronomie et de voitures anciennes notamment. Deux thèmes qui l’inspirent au quotidien dans ses diverses activités, au point de nourrir une intense réflexion sur l’art de (bien) vivre et d'avoir consacré aux plus prestigieux chefs de cuisine lémaniques un ouvrage novateur (Portraits (intimistes) de chefs, paru aux Editions Alpaga) préfacé par F. Girardet, Ph. Rochat et G. Rabaey.

Dodge Viper SRT-10: 612 CV pour décoiffer!

Ce qui fait l’originalité de ce cabriolet? Un cocktail exubérant très yankee, fait de démesure et de simplicité, aboutissant à une machine à sensations. Revenons aux origines. Présentée pour la première fois en 1992, la Viper fit couler beaucoup d’encre et tourner bien des têtes. Avec son V10 de 8 litres dérivé d’un moteur de camion, une robe bodybuildée et aucune assistance à la conduite, elle annonçait clairement la couleur... chaud devant!

Aujourd’hui encore, elle fait figure d’ovni dans un paysage automobile bien terne. Sa cylindrée a encore augmenté - oui, parfaitement, c’était encore possible -, ses traits se sont quelque peu affinés, mais pour les béquilles électroniques, le conducteur du dimanche repassera. Voilà une voiture exigeante, sans concession, capable d’emballer les coeurs. Ames sensibles s’abstenir.

Malgré des dimensions extérieures généreuses, l’habitacle est mesuré mais les sièges bien enveloppants. Les chagrins trouveront la qualité des finitions loin d’égaler celle des voitures européennes, les lucides se souviendront d’un prix pour lequel on ne peut tout demander. La clé de contact tournée, il suffit d’une brève pression sur le bouton rouge bien en vue sur le tableau de bord pour réveiller la mécanique.

Compte tenu de la puissance disponible (612 CV) et du couple gargantuesque, l’embrayage ne requiert que peu d’effort. La boîte manuelle permet elle aussi d’engager les 6 vitesses (la 1ère permet d’atteindre près de 90 km/h) sans difficulté aucune. Le souffle du moteur, présent dès les plus bas régimes, semble quant à lui tout simplement inépuisable, mettant parfois à mal la motricité des pneus - dont il vaut mieux taire les dimensions - sur des revêtements dégradés. La partie châssis semble bien maîtrisée, avec une rigidité étonnante pour un cabriolet.

L’échappement - dont les sorties sont situées de part et d’autre de la Viper, en amont des roues arrières - distille une bande-son passant d’une relative discrétion à bas régimes à une véritable tempête de décibels déchirant l’air à mesure que l’aiguille du compte-tours grimpe. Un pousse-au-crime enivrant qui, même capote en place, ravira les oreilles les plus blasées.

Si les origines quelque peu roturières de la Viper ont pu faire sourire, il n’en reste pas moins qu’elle représente un rapport prix-plaisir époustouflant. Parfaitement déraisonnable à bien des égards - mais au vu du nombre très restreint d’exemplaires, who cares? - voilà un jouet pour adultes bien désirable!

Voiture mise gracieusement à disposition par www.classicamotors.com

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