Nicolas Dousse

DOCTORANT EN MICROTECHNIQUE À L'EPFL

Nicolas Dousse est actuellement en Doctorat à l'EPFL dans la section de Microtechnique. Il travaille sur des techniques d'évitement de collisions pour des véhicules personnels aériens (des hélicoptères automatisés avec passagers). Il est actif au sein du Laboratoire des systèmes intelligents. Nicolas est également membre de l'association Drone Adventures qui tend à promouvoir l'usage civile des drones.

Auparavant, il a effectué un Master en Aéronautique à Toulouse à l'ISAE, l'Institut Supérieure de l'Aéronautique et de l'Espace, où il a pu profiter d'un enseignement mixte, entre des professeurs et des ingénieurs d'Airbus, lui donnant un sens plus pratique de l'ingénierie aéronautique.

Nicolas est titulaire d'une licence de pilote d'avion privé avec environ 140 heures de vol à son actif. Il pratique également le parachutisme ayant environ 70 sauts à son actif.

Des Rencontres d’Oldtimers comme inspiration pour l’aéronautique du XXIème siècle

  • TBM-3E Avenger

    Crédits: Simon Haberkorn
  • Dassault Flamant

    Crédits: Simon Haberkorn
  • Pilatus P2

    Crédits: Killian Beuret
  • Pilatus P2

    Crédits: Killian Beuret

« Laudamus veteres sed nostris utimur annis »
« Nous louons les anciens, mais nous sommes de notre temps »

RIO 2.1

Ce week-end ont eu lieu les RIO 2.1, les Rencontres Internationales d’Oltimer à l’aérodrome d’Ecuvillens (à environ 10km au Sud-Ouest de Fribourg). Après 20 éditions, c’est un jeune comité entièrement renouvelé qui a œuvré à la réalisation de ces 21ème rencontres. Tout le week-end durant, des avions historiques ont défilés dans le ciel fribourgeois. Petits et grands ont pu lever les yeux vers le ciel et finir le week-end des étoiles pleins les yeux (moi le premier). Il est à noter que le charme d’un pilote descendant de son avion en combinaison vert olive et lunettes de soleil de fonction opère toujours.

Ces avions sont rénovés, entretenus ou reconstruits par des passionnés qui passent un nombre d’heures incalculables tout au long de l’année afin de pouvoir voler avec ces machines et nous faire partager leur passion lors de tels meetings. Chaque modèle n’existe plus qu’en nombre réduit d’exemplaires. La plupart des pièces doivent être ainsi souvent produites spécifiquement pour l’avion. Ces passionnés connaissent leur avion comme leur poche. En plus d’excellentes capacités de pilote, ils doivent également connaître leurs procédures d’entretiens. La mécanique d’un moteur, la résistance des matériaux et même la « couture » (certains avions ont encore un tissu qui recouvre leurs ailes par une technique d’entoilage) n’ont plus de secrets pour eux.

Le coût d’entretien et de vol de ses avions n’est de loin pas négligeable, c’est souvent une association qui permet de couvrir les frais grâce à ses membres donateurs. Ce week-end de nombres d’entre elles nous ont fait le privilège de nous présenter leur bijoux en vol dans des show dont eux seuls ont le secret. Je tiens à relever deux des associations « locales » de l’étape, l’APPA, l’Association de Promotion et de Protection de l’Aéronautique, organisatrice de ces RIO 2.1, et l’Aérotique, ayant organisé les 20 précédentes éditions.

Les progrès de l'aéronautique au XXème siècle

Ces machines nous rappellent le développement fulgurant de l’aéronautique au cours du XXème siècle. Du premier vol des frères Wright en 1903, à l’Airbus 380, en passant par le Boeing 747, le Pilatus Porter et les Mig soviétique, le chemin parcouru est phénoménale. Il ne faut pas oublier que pour les personnes nées avant la deuxième guerre mondiale, prendre l’avion était un fait rare et presque solennel : on prenait l’avion en smoking (!) et les uniformes de l’équipage étaient souvent créés par de grands couturiers. Maintenant l’avion nous permet de passer le week-end à Barcelone pour moins de 100.- aller-retour en une heure de vol.

La liste des pionniers de l’aviation est longue, pensez simplement à

  • Louis Blériot, le premier homme à avoir traversé la Manche en avion,
  • Roland Garros, un aviateur ayant battu un grand nombre de record du monde à son époque,
  • Charles Lindbergh, le premier homme à avoir traversé l’Atlantique en avion sans escale de New York à Paris en en 1927,
  • Antoine de Saint-Exupéry, par son métier et ses récits,
  • Amelia Earhart, la première femme à avoir traversé l’Atlantique, disparue en mer alors qu’elle tentait d’effectuer le tour du monde avec escale,
  • L’Aéropostale, service postal entre l’Europe et l’Amérique du Sud entre autre, et dont certains vols s’apparentaient à une véritable expédition dont on ne savait jamais si les pilotes revenaient (superbement narré par Antoine de Saint Exupéry dans « Vol de nuit »).

La liste des pionniers ne s’arrête pas là et il serait vain de vouloir tous les citer, néanmoins un bel aperçu de l’histoire du développement de l’aviation est disponible ici.

Inspiration pour le futur

Tous ces récits donnent une dimension supplémentaire à un meeting aérien comme celui de ce week-end. « Laudamus veteres sed nostris utimur annis »

Depuis Icare, l’homme regarde le ciel avec comme seule envie de le faire sien. Grâce à l’audace des ingénieurs et au courage des pilotes, ce rêve est accessible à tout un chacun de nos jours. Gageons que ces événements inspirent notre futur pour repousser les limites toujours plus loin. 

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