Khalfi Malik

CEO @ BE-CASH | WWW.BE-CASH.CH | SPEAKER @ M3K | WWW.M3K.CH

Après 8 années passées dans le domaine financier, Malik crée successivement plusieurs sociétés, dont la 1re franchise « adidas Originals » en Suisse. Depuis 2012, il conseille les entrepreneurs et les dirigeants d'entreprises, et intervient lors de conférences sur la thématique de l'entrepreneuriat www.m3k.ch

En 2013, il cofonde Be-Cash, dont il est le CEO, et vient révolutionner le marché des terminaux de paiement en proposant des terminaux à la vente dès 99.-. www.be-cash.ch

Des problèmes de riche!

Il y a quelques années, lors d’un déjeuner, un ami banquier me faisait part de ses problèmes*. Parmi eux, le portail automatique de sa maison fraîchement acquise. Après plusieurs réparations, ce foutu portail ne fonctionnait toujours pas. Dès lors, mon ami se voyait obligé de descendre de sa voiture à chacun de ses va-et-vient. Un comble. Toutefois, en guise de conclusion, et dans un élan de lucidité qui le caractérise bien, il me dit : "Ça, c’est mon PPDR ! Mon Petit Problème De Riche."

Depuis ce jour, l’acronyme PPDR fait partie intégrante de mon vocabulaire et s’invite dans nombreuses de mes discussions. L’invoquer a pour avantage de remettre "l’église au milieu du village" quand le plaignant s’égare, et ouvre, par la même occasion, le débat sur l’importance même du problème en question.

En l’occurrence, et à titre d’exemple, je suis souvent confronté à des entrepreneurs dont le souci principal est de protéger l’idée qu’ils ont eue durant la nuit, par peur qu’on la leur pique. À cela, je leur rétorque que de se faire copier est un signe positif et qu’ils seront heureux le jour où cela leur arrivera (et ce n’est pas demain la veille). C’est l’exemple type d’un PPDR qui nuit à la productivité de l’entrepreneur. Ce dernier concentre une bonne partie de son énergie à protéger son concept plutôt qu’à le développer. Le rappeler à l’ordre permet de tester sa réelle motivation et voir dans quelle mesure il est prêt à s’engager dans son projet. Car il arrive qu’un PPDR soit juste "la bonne excuse" pour ne rien faire (si l’on me copie, à quoi bon l’effort).

À l’inverse, quand une petite entreprise tourne et qu’il faut embaucher du monde, le patron de PME fait face à un PPDR déguisé. En apparence, c’est un "petit problème de riche" - en effet, l’entreprise génère du chiffre, les affaires vont bien, alors de quoi se plaint-on? - mais dans les faits, c’est "un vrai problème". Du coup, au lieu de faire appel à des ressources extérieures pour l’aider dans le processus d’embauche (toute personne ayant vécu cela sait de quoi je parle), le patron préfère s’en occuper seul afin d’éviter tout jugement de valeur.

Étant tous confrontés quotidiennement à des problèmes, les nôtres et ceux des autres, apprendre à bien en jauger l’importance et à les partager de manière adéquate peut nous faire gagner beaucoup de temps et d’énergie.

 

Avec douceur et bienveillance, testez la formule du "PPDR" lorsque l’occasion se présentera et faites-moi part de vos impressions.

*citation: "On ne peut résoudre les problèmes avec le même esprit qui les a créés." (anonyme)

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