Corruption: la Suisse doit persévérer

La Suisse a réalisé des progrès dans la lutte contre la corruption transnationale! C’est une des conclusions du dernier rapport de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) sur ce fléau qui mine les pays les plus fragiles avec la complicité d’acteurs évoluant dans les sphères financières et juridiques les plus prestigieuses de la planète.

Comme cette institution internationale est généralement avare de louanges, il faut donc apprécier à sa juste valeur la reconnaissance des mesures prises par la Suisse dans ce domaine. L’OCDE salue notamnent les nombreuses procédures ouvertes par le Ministère public de la Confédération au cours des dernières années. Au cœur des scandales les plus retentissants qui affectent la place financière helvétique: la FIFA, le géant pétrolier brésilien Petrobras, le fonds souverain de la Malaisie 1MDB, etc.

Il est essentiel de mieux protéger les lanceurs d’alerte

Malgré les avancées réalisées par la Suisse, l’OCDE estime qu’elle doit poursuivre ses efforts pour être encore plus efficace. Parmi les recommandations du groupe de travail sur la corruption, une est capitale: la protection des lanceurs d’alerte. Leur rôle est souvent décisif, comme le montrent les affaires éclaboussant Cambridge Analytica et l’entreprise d’armement Ruag.

Or, depuis 2008, la droite s’oppose aux Chambres fédérales à toute mesure permettant aux personnes disposant d’informations privilégiées sur des actes délictuels d’en informer les autorités pénales sans courir le risque d’une action judiciaire et d’un licenciement. 

Il est temps d’agir!

Du même auteur

Les newsletters de Bilan

Le cercle des lecteurs

Le Cercle des Lecteurs est une plate-forme d'échanger sur tout ce qui touche votre magazine. C'est le reflet de vos opinions, et votre porte-parole le plus fidèle. Plus d'info


Image Footer

"Tout ce qui compte.
Pour vous."