Mary Vacharidis

JOURNALISTE

Journaliste chez Bilan et community manager pour le site bilan.ch, Mary Vakaridis vit à Zurich depuis 1997. Durant sa carrière professionnelle, elle a travaillé pour différents titres de la presse quotidienne, ainsi que pour la télévision puis la radio romandes (RTS). Diplômée de l'Université de Lausanne en Lettres, elle chérit son statut de journaliste qui lui permet de laisser libre cours à sa curiosité.

Compagnies low-cost: les limites du libéralisme

Aviation La faillite d’Air Berlin? Du point de vue de l’économie de marché, rien à redire. Les lois de la concurrence se sont exercées: des firmes plus performantes, en l’occurrence Ryanair et EasyJet, ont éliminé du paysage un canard boiteux. Pénalisée par un profil flou alliant activités charter, long-courrier et bas tarifs, Air Berlin a accumulé les pertes durant des années. Sa disparition profite à des compagnies créées sur un modèle low-cost qui leur permet de mieux maîtriser leurs coûts, tout en séduisant davantage de consommateurs. L’irlandaise Ryanair et la britannique EasyJet affichent des taux de remplissage insolents qui dépassent les 95%. 

Est-ce cependant bien raisonnable? En offrant des billets d’avion à quelques dizaines de francs, les poids lourds du marché ont fait exploser le trafic aérien en Europe. Si Barcelone, Venise ou Dubrovnik suffoquent aujourd’hui sous une marée de touristes ingérable, les compagnies à bas tarifs en sont en bonne partie responsables. Plus inquiétant encore: avec son profil de voyou du ciel, le groupe Ryanair prospère au détriment du respect de l’environnement, de son personnel et de sa clientèle traitée comme du bétail. La pression sur les coûts conduit à des mesures insensées pour épargner du carburant, au mépris de la sécurité. Faut-il un crash pour que l’on prenne conscience de l’absurdité de la situation? Nous touchons là aux limites du libéralisme.

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