Laurent Bakhtiari

MARKET ANALYST

Laurent Bakhtiari est diplômé d’un Master en Finance d’Audencia Nantes et d’un Master en mathématiques quantitatives d’Imperial College London. Fort d’une expérience de plus de 10 ans en salle des marchés au sein de diverses institutions financières telles que Merrill Lynch, BNP Paribas et Credit Suisse, Laurent livre régulièrement, à destination des médias et des clients, des analyses de marchés ainsi que des analyses macro et microéconomiques.

Comment bien choisir son broker?

Il existe, partout dans le monde, plusieurs centaines de brokers en ligne, auxquels s’ajoutent les brokers traditionnels. Ainsi, l’investisseur peut rapidement être noyé sous la quantité d’offres et de frais. A cela s’ajoute le fait qu’un investisseur suisse peut ouvrir un compte chez un broker étranger, ce qui multiplie les possibilités. Il n’est pas question dans cet article de recommander tel ou tel broker, mais davantage de donner les clefs, pour choisir un broker sérieux et convenable. Car, vis-à-vis du choix de ses partenaires, l’investisseur se doit d’être le plus sélectif possible, afin d’éviter les mauvaises surprises. Voici donc quelques points qui vous permettront d’y voir plus clair.

La régulation par une autorité compétente

C’est le point le plus essentiel. Il faut que votre broker soit régulé par une autorité de régulation financière reconnue mondialement. Il faut aussi que cette autorité soit celle d’un pays en qui vous avez pleinement confiance, afin de réduire au minimum les risques. Il est également important de voir où votre courtier est établi (est-ce dans un pays en qui vous avez confiance ? Est-il offshore ?). Parmi les plus importantes en Europe, nous pouvons citer la FINMA (Suisse), l’AMF (France), la BAFin (Allemagne), la FCA (Angleterre) etc… 

Quelles sont les garanties pour vos fonds ?

Il est également essentiel de vous renseigner sur la garantie de dépôt bancaire en vigueur auprès d’un broker. En effet, après avoir vérifié qu’il était régulé auprès d’une autorité reconnue, celui-ci devra garantir vos fonds jusqu’à une certaine hauteur. C'est très important, car si votre courtier fait faillite, ce fonds de garantie étatique vous assurera une somme maximale que vous pourriez récupérer.

En Suisse, esisuisse est chargé de garantir les clients de banques à hauteur de CHF 100 000 et ce, quelle que soit la taille ou la nationalité de la banque. Dès lors qu’elle possède la licence bancaire suisse, vos fonds seront garantis. A défaut, votre broker pourra déposer vos fonds auprès d’un établissement bancaire qui lui possède la licence, mais alors il vous faudra demander à votre broker quelle est cette banque.

Quels sont les frais qui vous seront demandés ?

Une fois les deux points précédents établis, il est intéressant de se pencher sur la question des frais. Il existe pléthore de frais que votre broker pourra vous imposer : droits de garde, frais de tenue de compte, frais d’inactivité, frais fixes pour les instruments financiers, frais variables, frais overnight, spreads… Il vous faudra prendre en compte l’ensemble de ces frais afin de faire votre choix.

Aujourd’hui, il n’y a plus, dans l’absolu, de différences extravagantes entre les brokers. Toutefois, certains ont fait le choix de mettre l’accent sur certains produits et d’autres ailleurs. Il est important de voir quel broker est le moins cher pour votre style de trading (trading sur indices, sur forex, utilisation de MT4, day trading, scalping, trading long-terme etc…). Une fois tout cela éclairci, les choses seront plus claires dans votre esprit.

Comment votre broker se rémunère ?

Votre broker vous prélève des frais, mais connaissez-vous l’ensemble des frais qu’il vous prélève ? Est-ce que le spread contient toute la commission ? Aurez-vous des frais additionnels ? Est-ce que certains marchés sont en market making ou sont-ils tous le reflet du marché réel ? Et êtes-vous prêt à l’accepter ? Il est important que vous répondiez à ces questions avant de vous lancer dans le trading. En soi, tant que votre broker est transparent et honnête avec vous, ceci n’a rien de grave. En revanche, s’il tente de vous cacher la réalité des choses, passez votre chemin.

Rendre visite à votre broker

Enfin, il n’est pas indispensable mais toujours intéressant de rendre visite à son broker afin de voir ses locaux, la manière dont il opère, la façon dont il est organisé, etc… De plus, rencontrer ses partenaires de visu permettra également de créer un contact plus personnel avec eux et peut s’avérer utile pour la suite de la relation.   

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