Chantal De Senger

JOURNALISTE

Licenciée des Hautes Etudes Internationales de Genève en 2001, Chantal de Senger obtient par la suite un Master en médias et communication à l’Université de Genève. Elle débute sa carrière au sein de la radio genevoise Radio Lac. Journaliste depuis 2010 pour le magazine Bilan, elle est spécialisée dans les PME. En grande amatrice de vins et gastronomie, elle est également responsable du supplément Au fil du goût encarté deux fois par année dans le magazine Bilan. Chantal contribue par ailleurs régulièrement aux suppléments Luxe et Immo Luxe de Bilan.

Mangez en pleine conscience!

Mangez en pleine conscience!

Qui n’a jamais essayé au moins une fois dans sa vie de perdre du poids, que ce soit pour des raisons esthétiques ou de santé? Ce phénomène est toutefois assez récent dans nos cultures. En effet, le souci de minceur est apparu quelques années après la Seconde Guerre mondiale dans des sociétés où la nourriture commençait à devenir abondante. Aux Etats-Unis, le régime est rapidement devenu une norme avec une injonction à maigrir qui touchait principalement les femmes. Alors qu’au début du siècle dernier, ces dernières pouvaient cacher leurs rondeurs sous des gaines, à partir des années 60 et l’arrivée du pèse-personne, elles devront perdre du poids. D’où l’arrivée des régimes amincissants, de différents exercices, des crèmes, des pilules, puis de la chirurgie esthétique.  

Aujourd’hui, le surpoids touche tout le monde, les hommes étant encore plus concernés que les femmes. Les enfants aussi et les personnes âgées sont confrontés à ce qui devient un véritable fléau. En effet, les gens meurent plus aujourd’hui de maladies liées au surpoids qu’au tabac. Dans un tel contexte, il est urgent d’arrêter de culpabiliser les citoyens en les rendant responsables de leur excès de poids. La société est devenue obésogène tout en imposant une image sociale du corps parfait. Nous vivons une époque schizophrénique. 

Il est donc nécessaire de réapprendre à s’alimenter sans mauvaise conscience et à manger sans être influencé par nos émotions. Car trop souvent, nous mangeons pour nous remplir, nous réconforter, pour diminuer notre stress ou célébrer une heureuse nouvelle. «Manger diminuerait les émotions négatives», selon certains experts. Mais le surpoids détruit aussi notre estime de soi, notre confiance, nos rapports avec les autres. 

Un acte citoyen

Je reste convaincue qu’aimer manger est un bon signe. Qu’être épicurien signifie aimer la vie. Cependant, il faudrait pouvoir se modérer, comme dans tout. «Manger est un acte citoyen», affirme le chef Alain Ducasse, parce qu’en choisissant de consommer tel ou tel produit, de telle ou telle façon, nous avons le pouvoir de détruire notre santé… et celle de la planète. Ce qui n’est pas rien!

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