Chantal De Senger

JOURNALISTE

Licenciée des Hautes Etudes Internationales de Genève (IHEID) en 2001, Chantal de Senger obtient par la suite un Master en médias et communication à l'Université de Genève. Après avoir hésité à travailler dans une organisation internationale, elle décide de débuter sa carrière au sein de la radio genevoise Radio Lac. Depuis 2010, Chantal est journaliste pour le magazine Bilan. Elle contribue aux grands dossiers de couverture, réalise avec passion des portraits d'entrepreneurs, met en avant les PME et les startups de la région romande. En grande amatrice de vin et de gastronomie, elle a lancé le supplément Au fil du goût, encarté deux fois par année dans le magazine Bilan. Chantal est depuis 2019 rédactrice en chef adjointe du magazine Bilan et responsable du hors série national Luxe by Bilan et Luxe by Finanz und Wirtschaft.

Mangeons local plutôt que bio

Agriculture Qui n’a jamais été devant un choix cornélien face à l’étal de légumes au supermarché? Faut-il privilégier les produits étrangers labellisés bio ou les produits conventionnels locaux? Certes, personne ne souhaite ingurgiter des pesticides dans son assiette de légumes verts, mais le plus important n’est-il pas d’éviter l’aberration écologique de faire venir du monde entier des produits que l’on peut cultiver chez soi? 

Avant le label bio, il faut surtout regarder la provenance de ce que nous mangeons. Des produits locaux et de saison ne peuvent pas nous faire de mal, sans compter que les normes en Suisse sont beaucoup plus strictes que dans l’Union européenne. Ainsi, de nombreux produits bios étrangers sont peut-être bien moins naturels que des produits conventionnels suisses. Dans notre pays, les exigences sont telles que des producteurs préfèrent aujourd’hui abandonner le label bio plutôt que de perdre des récoltes entières en cas de mauvaise conjoncture. Toutefois, ils sont les premiers à travailler en agriculture raisonnée, utilisant des produits de synthèse uniquement en cas de nécessité absolue. Leurs produits ne sont donc pas forcément infectés d’engrais chimiques à outrance. 

L’idée ici n’est pas de minimiser la pollution de la nature avec des pesticides et ses conséquences sur notre santé, mais plutôt d’essayer d’être rationnels. Il faut certes privilégier les produits locaux bios, puis les produits régionaux réalisés en agriculture raisonnée et ensuite ceux qui sont produits de manière conventionnelle chez les artisans et agriculteurs locaux. C’est une manière également de soutenir les producteurs, et au final l’économie de notre pays.

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