Chantal De Senger

JOURNALISTE

Licenciée des Hautes Etudes Internationales de Genève (IHEID) en 2001, Chantal de Senger obtient par la suite un Master en médias et communication à l'Université de Genève. Après avoir hésité à travailler dans une organisation internationale, elle décide de débuter sa carrière au sein de la radio genevoise Radio Lac. De 2010 à 2021, Chantal est journaliste pour le magazine Bilan. Elle contribue aux grands dossiers de couverture, réalise avec passion des portraits d'entrepreneurs, met en avant les PME et les startups de la région romande. En grande amatrice de vin et de gastronomie, elle a lancé le supplément Au fil du goût, encarté deux fois par année dans le magazine Bilan. Chantal est de 2019 à 2021 rédactrice en chef adjointe du magazine Bilan et responsable du hors série national Luxe by Bilan et Luxe by Finanz und Wirtschaft.

Luxe: le danger d’être trop dépendant d’un seul marché

En 2021, la Chine représente environ 40% des ventes totales du secteur du luxe. Certains analystes estiment que ce chiffre va monter jusqu’à 50% en 2025 et 70% d’ici à 2050. Cette dépendance à l’Empire du Milieu est trop grande. On a pu l’observer à plusieurs reprises depuis 2013 déjà, lorsque le président chinois Xi Jinping a pris des mesures concrètes pour lutter contre la corruption à la suite de l’exposition médiatique de fonctionnaires portant des articles de marques de luxe européennes de manière ostentatoire. Immédiatement, le secteur du luxe a été fortement impacté, et cela jusqu’en 2016.

Une réalité qui a été mise en lumière une nouvelle fois avec la crise du Covid-19. Premièrement, le secteur a été secoué par la fermeture du marché chinois puis, avec la réouverture de son économie, les consommateurs chinois ont sorti en premier le secteur de l’ornière avec des achats massifs d’articles de luxe. Rebelote, début août, lorsque Xi Jinping a fait de nouvelles déclarations qui ont immédiatement secoué toute l’industrie. En effet, il a exprimé sa volonté d’instaurer un programme destiné à mieux répartir les richesses du pays. Il entend ainsi taxer plus fortement les ménages aisés, des mesures qui pourraient entamer un nouveau cycle de sous-performance pour le secteur du luxe.

Avec une telle dépendance, outre le fait que les produits de luxe seront de plus en plus calqués sur les goûts chinois, le secteur risque de souffrir de la moindre décision politique ou choix économique du pays. C’est peut-être le temps pour les grands groupes et autres marques haut de gamme de changer leur stratégie et consolider d’autres marchés. Depuis de nombreuses années, le secteur du luxe a montré sa résilience.

Il a, à chaque fois, réussi à se réinventer. Comme dernièrement, en accélérant ses ventes en ligne à la suite de la fermeture des magasins physiques. Cela lui a permis de toucher une nouvelle clientèle et d’innover à plusieurs niveaux. Le secteur du luxe, comme tout le monde d’ailleurs, ne doit pas se contenter de vivre sur ses acquis. Il faut prendre des risques et découvrir d’autres horizons. Dans un tout autre registre, c’est ce que je vais aussi faire prochainement. Il s’agit en effet de mon dernier édito pour Bilan Luxe. Je vous dis à très bientôt chers lecteurs et vous souhaite le meilleur du monde pour la suite.

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