Chantal De Senger

JOURNALISTE

Licenciée des Hautes Etudes Internationales de Genève (IHEID) en 2001, Chantal de Senger obtient par la suite un Master en médias et communication à l'Université de Genève. Après avoir hésité à travailler dans une organisation internationale, elle décide de débuter sa carrière au sein de la radio genevoise Radio Lac. Depuis 2010, Chantal est journaliste pour le magazine Bilan. Elle contribue aux grands dossiers de couverture, réalise avec passion des portraits d'entrepreneurs, met en avant les PME et les startups de la région romande. En grande amatrice de vin et de gastronomie, elle a lancé le supplément Au fil du goût, encarté deux fois par année dans le magazine Bilan. Chantal est depuis 2019 rédactrice en chef adjointe du magazine Bilan et responsable du hors série national Luxe by Bilan et Luxe by Finanz und Wirtschaft.

L’excellence fait la différence!

L’excellence fait la différence!

Le secteur de l’hôtellerie-restauration a été l’un des plus frappés par la crise du coronavirus en Suisse. Tout comme celui du tourisme, pourtant essentiel à notre économie, qui est aujourd’hui confronté à des défis existentiels. Exigences de distanciation, port du masque, limite de la capacité d’accueil, traçabilité, quarantaine, les mesures sanitaires ne vont pas aider le secteur à reprendre des couleurs d’aussitôt. Depuis mars, la crise a déjà entraîné une baisse globale de 50% de la clientèle par rapport à l’an dernier. Le tourisme suisse, qui compte pour 2,9% du PIB national (44,7 milliards de recettes totales en 2017), pourrait perdre jusqu’à 8,7 milliards de francs en 2020, poussant près d’un quart des entreprises de la branche vers la faillite.

Ainsi, pour de nombreux établissements, la situation reste très critique. C’est le cas aussi pour les 122 restaurants étoilés que compte la Suisse. Le pays regorge, en effet, d’établissements haut de gamme qu’il faut absolument préserver puisqu’ils contribuent à faire de la Suisse un paradis pour les gourmets. Il est ainsi urgent que les mesures imposées soient rapidement assouplies, notamment au vu de l’évolution de la situation épidémiologique, cela afin de limiter le chômage dans ce secteur, notamment des jeunes. Car contrairement à d’autres secteurs qui font partie de la richesse nationale comme la pharma, la chimie, l’horlogerie, l’alimentaire et l’industrie manufacturière, le secteur de l’hôtellerie et de la restauration est globalement beaucoup moins résilient.

Heureusement, quelques exemples montrent qu’il est toutefois possible de résister. C’est le cas du chef triplement étoilé Andreas Caminada, symbole de l’excellence gastronomique en Suisse. En montrant son endurance durant la crise, il a renvoyé une image positive et forte de ce secteur de passionnés. Et démontre, que, tout comme dans d’autres secteurs du luxe, la passion, l’excellence et la capacité à rebondir malgré une crise sans précédent font la différence.

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