Chantal De Senger

JOURNALISTE

Licenciée des Hautes Etudes Internationales de Genève (IHEID) en 2001, Chantal de Senger obtient par la suite un Master en médias et communication à l'Université de Genève. Après avoir hésité à travailler dans une organisation internationale, elle décide de débuter sa carrière au sein de la radio genevoise Radio Lac. Depuis 2010, Chantal est journaliste pour le magazine Bilan. Elle contribue aux grands dossiers de couverture, réalise avec passion des portraits d'entrepreneurs, met en avant les PME et les startups de la région romande. En grande amatrice de vin et de gastronomie, elle a lancé le supplément Au fil du goût, encarté deux fois par année dans le magazine Bilan. Chantal est depuis 2019 rédactrice en chef adjointe du magazine Bilan et responsable du hors série national Luxe by Bilan et Luxe by Finanz und Wirtschaft.

Le luxe? Retrouver sa liberté!

Qui aurait imaginé il y a à peine seize mois, que le luxe ressemblerait à un dîner au restaurant entre amis, à une sortie en discothèque, à de franches rigolades à pleines dents au milieu de la rue, à une pièce de théâtre ou à un concert en famille, à un cours de gymnastique au fitness, au fait de sauter dans un avion sur un coup de tête pour aller se prélasser le temps d’un week-end au bord de la mer, ou tout simplement à faire ses courses sans l’obligation de se désinfecter les mains à l’entrée et de porter un masque étouffant toute la journée.

Après ses seize mois de restrictions – et d’enfer pour beaucoup –, toutes ses libertés que l’on nous promet de récupérer bientôt nous paraissent être, littéralement, synonymes de luxe. Retrouver un semblant de vie sociale devient notre plus grande richesse. Que nos faits et gestes ne soient plus scrutés au quotidien nous insufflent un sentiment de liberté.

Cependant, comment la population va-t-elle réagir à ce vent de possibilités? Privée de petits bonheurs quotidiens depuis plus d’un an, cette dernière compensera-t-elle ses frustrations passées en dépensant de manière frénétique à l’instar des périodes qui suivirent les deux guerres mondiales du siècle passé que l’on nomma respectivement les Années folles et les Trente Glorieuses? Un mouvement d’euphorie, d’effervescence et de libération avait alors suivi pour la première. Les populations meurtries avaient alors redécouvert le plaisir de s’amuser, l’importance de la culture, le goût de vivre sans privations. Quant à la deuxième période, elle fut suivie d’une forte croissance économique, de progrès techniques et de l’essor de la consommation de masse.

Aujourd’hui, les signaux sont au vert pour la grande majorité des secteurs, notamment pour celui du luxe. Bernard Arnault, propriétaire de LVMH, a augmenté sa fortune de 110 milliards de dollars au cours des quatorze derniers mois grâce à l’envolée en bourse du cours de sa société. Idem pour le groupe Kering, qui explose sur les marchés financiers. Le bénéfice de Richemont a lui aussi fortement progressé durant la même période grâce à la Chine, les ventes en ligne et les maisons joaillières. Les millennials et autres consommateurs se lâchent, car ils veulent tout simplement profiter de la vie. Le secteur du luxe peut être serein pour l’avenir et c’est tant mieux!

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