Chantal De Senger

JOURNALISTE

Licenciée des Hautes Etudes Internationales de Genève (IHEID) en 2001, Chantal de Senger obtient par la suite un Master en médias et communication à l'Université de Genève. Après avoir hésité à travailler dans une organisation internationale, elle décide de débuter sa carrière au sein de la radio genevoise Radio Lac. Depuis 2010, Chantal est journaliste pour le magazine Bilan. Elle contribue aux grands dossiers de couverture, réalise avec passion des portraits d'entrepreneurs, met en avant les PME et les startups de la région romande. En grande amatrice de vin et de gastronomie, elle a lancé le supplément Au fil du goût, encarté deux fois par année dans le magazine Bilan. Chantal est depuis 2019 rédactrice en chef adjointe du magazine Bilan et responsable du hors série national Luxe by Bilan et Luxe by Finanz und Wirtschaft.

L’arrivée des proptechs est une bonne nouvelle pour les régies immobilières

Personne n’aime se faire bousculer par des plus jeunes ou des plus inventifs que soi, les professionnels de l’immobilier inclus. Alors qu’un grand nombre de régies immobilières, notamment genevoises, bénéficient d’une histoire aussi riche que celle de la plupart des anciennes banques ou manufactures horlogères de la ville du bout du lac, certaines d’entre elles ont tendance parfois à fonctionner sur leurs acquis… Celles qui profitent d’une grande visibilité, d’une notoriété et d’une bonne réputation depuis des décennies ne se méfient peut-être pas assez des nouveaux acteurs qui entrent sur le marché et qui pourraient leur faire de l’ombre… Pas forcément en termes de concurrence directe, mais en termes de services digitaux innovants. En effet, les technologies permettent surtout de gagner du temps dans le traitement des tâches répétitives ou administratives. Et le temps, c’est de l’argent.

Regagner la confiance

L’arrivée des proptechs (Property Technologies) bouscule ainsi les régies traditionnelles en offrant des services digitaux disruptifs. Elles intéressent aussi la jeune génération qui peut désormais potentiellement investir dans la pierre à travers le crowdfunding. C’est ainsi par intérêt que le secteur immobilier doit accueillir avec enthousiasme l’arrivée de ces startups sur leur marché. Cela leur permettra aussi de regagner une certaine confiance de la part de leurs clients.

En effet, trop de régies n’ont pas été assez transparentes toutes ces dernières années, notamment dans les processus d’adjudication des lots à vendre ou à louer aux privés. Certes, il y a parfois probablement quelques combines comme dans tous secteurs, mais il suffirait de mieux communiquer pour récupérer une image quelque peu ternie.

Les privés pourraient ainsi voir et comprendre à tout moment les règles du jeu, leur dossier et l’avancement de leur demande. Ils pourraient obtenir en ligne des attestations de financement et savoir tout de suite, par exemple, s’ils sont qualifiés pour l’acquisition d’un bien dans une promotion.

Trop souvent, les régies sont difficiles à joindre. Cela pourrait s’arranger avec la mise en place d’un chat room ou avec la gestion de tickets qui permettraient aux privés de voir si leurs demandes sont bien en cours de traitement. Faire évoluer les services en les digitalisant ne créera pas de logement supplémentaire mais calmera la frustration de beaucoup de privés qui pourront obtenir plus d’informations et plus rapidement.

Encourageons ainsi la digitalisation des régies traditionnelles et autres acteurs de l’immobilier afin d’amener une vraie plus-value au secteur!

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