Chantal De Senger

JOURNALISTE

Licenciée des Hautes Etudes Internationales de Genève en 2001, Chantal de Senger obtient par la suite un Master en médias et communication à l’Université de Genève. Elle débute sa carrière au sein de la radio genevoise Radio Lac. Journaliste depuis 2010 pour le magazine Bilan, elle est spécialisée dans les PME. En grande amatrice de vins et gastronomie, elle est également responsable du supplément Au fil du goût encarté deux fois par année dans le magazine Bilan. Chantal contribue par ailleurs régulièrement aux suppléments Luxe et Immo Luxe de Bilan.

La Traversée du lac doit être une réalité!

La Traversée du lac doit être une réalité!

Tout le monde rêve d’un monde sans voiture, sans fumée, sans pollution sonore, sans pesticides, sans danger. Où tout le monde se déplacerait à pied ou à vélo, les cheveux au vent, mangerait bio et végétarien. 

Les terrasses des restaurants seraient pleines de gens heureux sirotant des jus de fruits frais, d’autres investiraient les boutiques des petits artisans du centre-ville où aucune arcade ne serait vide. La ville serait animée du lundi au dimanche, les touristes afflueraient du monde entier. Un monde dans lequel personne ne souffrirait, ne serait malade, ni déprimé ni en burn-out. 

Nous aspirons tous à ce monde idéal qui reste pour l’heure une utopie. En effet, personne n’a les mêmes goûts ni les mêmes envies… 

Certes, tout le monde est d’accord sur le fait – et l’urgence – de moins polluer. Qu’utiliser une voiture alors que d’autres possibilités sont proposées n’est ni respectueux des autres usagers de la route ni de l’environnement. 

Toutefois, se déplacer – avec le moyen de transport de son choix – reste un droit fondamental dans nos chères démocraties. D’où l’importance d’avoir des routes désengorgées à Genève et ailleurs. Dans la ville du bout du lac, une traversée du lac diminuerait drastiquement le trafic de l’hypercentre qui est en augmentation en raison de la croissance de la population du Grand Genève. 

La difficulté aujourd’hui est surtout d’encourager les automobilistes à utiliser des voitures électriques ou autres modèles de véhicules peu polluants. Il ne faut pas les diaboliser: la plupart n’ont pas d’autres choix que d’habiter en périphérie en raison des loyers prohibitifs au centre-ville… Il faut rappeler qu’au-delà d’une question de mobilité, les heures perdues dans les bouchons ont un coût économique et un coût sur la santé. Non seulement des automobilistes, mais également des utilisateurs de transports publics – bondés, coincés dans les bouchons – ou encore des piétons et des cyclistes importunés par les gaz d’échappement provoqués par les embouteillages. 

Et là, on s’éloigne vraiment de notre monde idéal.

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