Chantal De Senger

JOURNALISTE

Licenciée des Hautes Etudes Internationales de Genève (IHEID) en 2001, Chantal de Senger obtient par la suite un Master en médias et communication à l'Université de Genève. Après avoir hésité à travailler dans une organisation internationale, elle décide de débuter sa carrière au sein de la radio genevoise Radio Lac. Depuis 2010, Chantal est journaliste pour le magazine Bilan. Elle contribue aux grands dossiers de couverture, réalise avec passion des portraits d'entrepreneurs, met en avant les PME et les startups de la région romande. En grande amatrice de vin et de gastronomie, elle a lancé le supplément Au fil du goût, encarté deux fois par année dans le magazine Bilan. Chantal est depuis 2019 rédactrice en chef adjointe du magazine Bilan et responsable du hors série national Luxe by Bilan et Luxe by Finanz und Wirtschaft.

Faites ce que je dis, pas ce que je fais

Banques Il y a quelques jours, la justice américaine déposait deux plaintes destinées à saisir un demi-milliard de dollars appartenant à la famille Karimov (dont Gulnara Karimova, fille du président ouzbek). Ces fonds qui seraient issus de pots-de-vin versés en Ouzbékistan ont été déposés fin 2010 dans une banque privée à Genève. 

Ce nouvel épisode prouve encore une fois que des oligarques, dictateurs et autres potentats ont un accès privilégié aux banques helvétiques malgré la Convention de l’ONU contre la corruption de 2003 qui met en garde contre les «personnes politiquement exposées» (PEP). Et il laisse un goût amer, tout comme l’avaient laissé les fonds déposés en Suisse par les chefs d’Etat contestés que furent Ben Ali, Hosni Moubarak ou Mouammar Kadhafi. 

Cela donne l’impression, encore une fois, que les banques jouent un double jeu. D’un côté, les honnêtes citoyens lambda rencontrent de plus en plus de contraintes administratives et fiscales pour ouvrir un compte en banque en Suisse. Les futurs clients devant systématiquement justifier la provenance de la moindre somme d’argent. Et de l’autre, les flux provenant de corruption, d’abus de biens publics, de criminalité économique ou d’évasion fiscale trouvent encore preneur. 

Sans doute, les établissements sont contraints par la compétitivité et la volonté de maintenir leur masse sous gestion. Mais n’y a-t-il pas là quelques dérapages? Certains établissements seraient-ils trop stricts avec les personnes respectables et trop laxistes avec les indélicats? En font-elles parfois trop et parfois pas assez?

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