Chantal De Senger

JOURNALISTE

Licenciée des Hautes Etudes Internationales de Genève (IHEID) en 2001, Chantal de Senger obtient par la suite un Master en médias et communication à l'Université de Genève. Après avoir hésité à travailler dans une organisation internationale, elle décide de débuter sa carrière au sein de la radio genevoise Radio Lac. Depuis 2010, Chantal est journaliste pour le magazine Bilan. Elle contribue aux grands dossiers de couverture, réalise avec passion des portraits d'entrepreneurs, met en avant les PME et les startups de la région romande. En grande amatrice de vin et de gastronomie, elle a lancé le supplément Au fil du goût, encarté deux fois par année dans le magazine Bilan. Chantal est depuis 2019 rédactrice en chef adjointe du magazine Bilan et responsable du hors série national Luxe by Bilan et Luxe by Finanz und Wirtschaft.

Encourageons les cordons-bleus

Les vignerons suisses n’ont plus à rougir: ils produisent, en large majorité, des vins de très bonne qualité, voire même exceptionnels. Longtemps peu reconnus à l’étranger, leurs nectars jouissent aujourd’hui d’une belle réputation internationale, confirmée par de nombreux experts et critiques. Cependant, la dégustation d’un bon vin ne pouvant se faire en principe qu’autour d’un bon plat, qu’en est-il de la gastronomie helvétique?

Rösti, spätzli, filets de perche, papet vaudois, fondue ou encore longeole? Autant de mets souvent peu raffinés... Certes, la Suisse commercialise à l’étranger son chocolat et ses fromages, mais elle n’a jamais réussi à expatrier sa gastronomie en tant que telle, comme a su le faire la France, l’Italie, les pays de la Méditerranée, le Japon ou encore la Chine. 

Il faut l’avouer, la gastronomie helvétique est en dents de scie. On compte environ 30 000 restaurants en Suisse, des excellents, des moyens et des mauvais. Une grande majorité proposent les plats typiques helvétiques et 20% sont d’inspiration italienne. La plupart sont des pizzerias, bien sûr conviviales et familiales, mais qui proposent des plats peu sophistiqués. Pour l’image de la Suisse, ne faudrait-il pas, après avoir travaillé la réputation de ses vins, travailler sur celle de sa gastronomie? Essayer de donner l’eau à la bouche aux épicuriens avertis, plutôt qu’ils restent sur leur faim…

Ah, au fait. Dans ce numéro, nous souhaitions faire un sujet sur les écoles de cuisine en Suisse, mais nous n’en avons pratiquement pas trouvé… En effet, les réputées écoles hôtelières misent avant tout sur le management plutôt que sur la cuisine. Fort heureusement, il existe le formidable système d’apprentissage en Suisse qui permet aux apprentis cuisiniers de devenir, parfois, de vrais cordons-bleus. 

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