Chantal De Senger

JOURNALISTE

Licenciée des Hautes Etudes Internationales de Genève (IHEID) en 2001, Chantal de Senger obtient par la suite un Master en médias et communication à l'Université de Genève. Après avoir hésité à travailler dans une organisation internationale, elle décide de débuter sa carrière au sein de la radio genevoise Radio Lac. De 2010 à 2021, Chantal est journaliste pour le magazine Bilan. Elle contribue aux grands dossiers de couverture, réalise avec passion des portraits d'entrepreneurs, met en avant les PME et les startups de la région romande. En grande amatrice de vin et de gastronomie, elle a lancé le supplément Au fil du goût, encarté deux fois par année dans le magazine Bilan. Chantal est de 2019 à 2021 rédactrice en chef adjointe du magazine Bilan et responsable du hors série national Luxe by Bilan et Luxe by Finanz und Wirtschaft.

2020: année de la solidarité!

En cette «annus horribilis», faisons en sorte de ne pas faire fuir les plus fortunés par manque de reconnaissance

L’année 2020 nous aura démontré plus que jamais l’importance de la solidarité. Nous avons tous pris conscience que le monde, sans un écosystème global qui fonctionne, n’est plus le même. Sans échanges, nos vies, nos actions, nos rêves n’ont plus la même saveur. Nous avons pu constater que l’argent, le pouvoir, l’influence n’ont que très peu d’importance si la santé, la joie de vivre et le bonheur ne sont pas au rendez-vous. Cette pandémie nous a permis de réaliser l’inutilité de certaines futilités. De nous rendre compte que l’amour des prochains, le bien-être de l’humanité, mais aussi de la planète, sont des priorités.

Cette année a été marquée par le Covid-19 mais aussi par des catastrophes telles que l’explosion du port de Beyrouth au mois d’août ou encore par les gigantesques incendies qui ont ravagé la Californie cet automne. Comme pour d’autres drames, ces événements ont démontré une chose: l’élan de solidarité provenant des différentes diasporas et du monde entier afin d’aider à la reconstruction de ces édifices.

La situation sanitaire actuelle a également vu émerger un engagement exemplaire des entreprises qui se sont rapidement mobilisées dans la lutte contre le virus. Certaines se sont lancées dans la production de masques et de gels hydroalcooliques, d’autres comme les banques privées genevoises se sont réunies pour offrir les repas du personnel hospitalier des HUG pour un montant de plusieurs millions de francs.

Les grandes fortunes ont également démontré leur générosité et leurs actions positives sur la communauté avec la création de plusieurs fonds de lutte contre la pandémie. Notre dossier sur la philanthropie prouve l’importance des riches mécènes et des fondations en Suisse.

Il est dès lors impératif de préserver ces donateurs plutôt que d’imaginer, comme le font déjà certains élus politiques, imposer une taxe Covid, soit d’augmenter les impôts des riches – et les bénéfices des entreprises – pour éponger les futurs déficits des caisses de l’Etat. Même si certaines personnes fortunées se sont déjà dites prêtes à assumer une légère hausse d’impôt pour aider à lutter contre les futures dettes de l’Etat, assurons-nous de ne pas les faire fuir par manque de reconnaissance ou par acharnement systématique d’une certaine classe politique. N’oublions pas que ces derniers sont pourvoyeurs d’emplois en Suisse et ailleurs dans le monde et contribuent à la bonne marche de notre économie.

Pour une fiscalité attrayante

Il est important de rappeler que la Suisse n’est de loin pas un paradis fiscal. Nous sommes l’un des derniers pays européens à imposer la fortune. Certains cantons parlent de réhabiliter l’impôt sur les donations et les successions pour les conjoints et les descendants directs. Et le forfait fiscal est en perte de vitesse pour les étrangers puisqu’il va se durcir à partir de 2021.

Rappelons que le départ de contribuables étrangers fortunés entraîne des pertes fiscales importantes pour les cantons et les communes ainsi que des retombées néfastes pour l’économie en termes d’emploi et de consommation.

Le pays ne peut pas, en cette annus horribilis, se permettre un énième choc pour son économie. Il est primordial de garder ces grandes fortunes en Suisse. Qui prouveront encore une fois leur solidarité à travers leur taxation, leur consommation et leurs actions de mécénat.

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