Chantal De Senger

JOURNALISTE

Licenciée des Hautes Etudes Internationales de Genève en 2001, Chantal de Senger obtient par la suite un Master en médias et communication à l’Université de Genève. Elle débute sa carrière au sein de la radio genevoise Radio Lac. Journaliste depuis 2010 pour le magazine Bilan, elle est spécialisée dans les PME. En grande amatrice de vins et gastronomie, elle est également responsable du supplément Au fil du goût encarté deux fois par année dans le magazine Bilan. Chantal contribue par ailleurs régulièrement aux suppléments Luxe et Immo Luxe de Bilan.

Ces Français qui défendent la Suisse

Fin mai, se tenait à Paris une petite réunion d’œnophiles, parmi lesquels une douzaine de vignerons romands provenant des cantons de Genève, Vaud, Neuchâtel, et Valais. Venus présenter leurs productions et partager leur passion du vin, ils représentaient dignement les domaines Les Hutins et Dugerdil, et des vignerons Jean-Pierre Pellegrin, Raymond Paccot, Jean-Denis et Christine Perrochet, Benoît Dorsaz ou encore Marie-Thérèse Chappaz. 

L’événement a été organisé sous l’impulsion de Vincent Debergé et d’Edmond Gasser, respectivement directeur et sommelier du restaurant gastronomique Le Chat-Botté à Genève (Beau-Rivage Palace). Les deux Français, passionnés des vins de la région, ont animé deux master classes devant une centaine de sommeliers – dont ceux des plus grands hôtels parisiens  – et autres professionnels de l’Hexagone. Leur objectif : ouvrir le marché parisien aux vins suisses. 

Forts du succès de cette première expérience, ils ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin . Ils ambitionnent de faire découvrir prochainement les vignerons helvètes dans de grandes villes comme New York ou Singapour. 

Vincent Debergé et Edmond Gasser ne sont pas les seuls à promouvoir nos vins régionaux . Les sommeliers Thibaut Panas, du Beau-Rivage à Lausanne, Fabien Mene, du Mandarin Oriental à Genève, Geoffrey Bentrari, du Président Wilson, Florent Wende, du Floris, ou encore Aurélien Blanc, du Baur au Lac à Zurich, sont tous des Français qui s’intéressent et mettent en avant sur leur carte les produits du vignoble helvétique, convaincus de leur grande qualité. 

Tout comme eux, des chefs d’entreprise (Jean-Luc Favre, d’ABB Sécheron, Philippe Léopold-Metzger, CEO de Piaget, etc.) ou des entrepreneurs (Michel Ducros, CEO de Fauchon, Michel Reybier, propriétaire de La Réserve) font partie de ces Français installés en Suisse qui promeuvent le pays au sein de leur démarche entrepreneuriale. 

Enfer ou paradis?

On est loin, ici, du cliché des Français qui seraient mal aimés en Suisse, relayé dans les médias et sur les réseaux sociaux à la suite de la parution de l’ouvrage de Marie Maurisse, Bienvenue au paradis!. Dans son livre, la journaliste française décrit l’enfer que vivraient certains de ses concitoyens en Suisse, victimes de discrimination. Certes, les remarques «antifrouzes» peuvent blesser quelques-uns. Mais dans l’ensemble, si les Français étaient si mal aimés en Suisse, ils ne seraient pas 200 000 à y habiter (et 400 000 à y travailler). La plupart des Français se sentent bien en Suisse… La preuve en est ceux qui en deviennent, de fait, les meilleurs représentants. 

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