Chantal De Senger

JOURNALISTE

Licenciée des Hautes Etudes Internationales de Genève (IHEID) en 2001, Chantal de Senger obtient par la suite un Master en médias et communication à l'Université de Genève. Après avoir hésité à travailler dans une organisation internationale, elle décide de débuter sa carrière au sein de la radio genevoise Radio Lac. Depuis 2010, Chantal est journaliste pour le magazine Bilan. Elle contribue aux grands dossiers de couverture, réalise avec passion des portraits d'entrepreneurs, met en avant les PME et les startups de la région romande. En grande amatrice de vin et de gastronomie, elle a lancé le supplément Au fil du goût, encarté deux fois par année dans le magazine Bilan. Chantal est depuis 2019 rédactrice en chef adjointe du magazine Bilan et responsable du hors série national Luxe by Bilan et Luxe by Finanz und Wirtschaft.

Ce que m’a appris Pierre Rabhi

Philosophie Depuis toujours, mon cœur penche à droite: je suis une vraie libérale au sens politique – et économique – du terme comme on dit. Cela ne m’a pas empêchée d’aller écouter attentivement le message que répand depuis des années l’agriculteur et philosophe français Pierre Rabhi, invité à Genève pour animer plusieurs conférences les 16 et 17 avril derniers. 

L’homme de 85 ans a un message clair: on ne peut pas piller indéfiniment la planète. La croissance doit, si ce n’est reculer, en tout cas fortement ralentir. Car une consommation effrénée n’apporte pas le bonheur et détruit notre planète. Il l’a constaté dans de nombreux pays occidentaux où une grande part des citoyens finissent par consommer des antidépresseurs ou des paradis artificiels, et même parfois par se suicider.
Il a pu observer, à l’inverse, que dans les pays pauvres, notamment en Afrique, une majorité des gens dansent et chantent toute la journée. 

Certes, c’est un peu cliché et soyons clairs: loin de moi l’idée de vouloir suivre le modèle économique – en développement – des pays africains qui, pour la plupart, ne l’ont pas choisi et rêvent sûrement d’un peu plus de confort. Mais la question de cette surconsommation effrénée des pays occidentaux me turlupine quand même. 

Il est vrai que ce que je défends, c’est le principe même du libéralisme. Mais ne faudrait-il pas écouter «d’une oreille» le message de Pierre Rabhi et toutes ces tendances qui cartonnent: méditation, bonheur au travail, slow food, etc.? Apprécions ce que l’on a sans toujours vouloir plus! C’est peut-être ça, au final, la clé du bonheur.

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