Catherine Nivez

JOURNALISTE

Journaliste en France depuis 1990, d’abord comme reporter et journaliste dans le secteur de la musique, puis dans les nouvelles technologies, internet et l’entrepreneuriat. Après 20 ans en France, elle migre en Suisse et à Genève où elle vit et travaille désormais sur sa nouvelle passion: l’alimentation et la santé.

Elle a fait l’essentiel de son parcours dans l’audiovisuel français (France Inter, France Info, Europe1, ou encore Canal+). Désormais journaliste freelance en Suisse, elle a signé une série d’articles pour le quotidien suisse romand Le Temps et travaille désormais pour Bilan.

Vous pouvez aussi retrouver ses blogs : www.suisse-entrepreneurs.com, galerie de portraits des entrepreneurs qu'elle côtoie en Suisse, et sur LE BONJUS son nouveau blog consacré aux jus et à l’alimentation.

A partir de quel âge est-on vieux?

Comment la société va-t-elle digérer le départ massif des papy-boomers? Qui financera leurs retraites?

J’ai 54 ans et je viens de découvrir que je suis jeune. Question d’époque: je suis quinquagénaire et jeune en 2020, mais en 1948, année de la création de l’AVS, j’aurais déjà eu un pied dans la tombe au même âge car l’espérance de vie était alors de 65 ans. Aujourd’hui, je peux espérer atteindre 82 ans et plus, d’autant que je vis en Suisse, vice-championne du monde de la longévité derrière le Japon.

Cerise sur le gâteau de ma vie, je fais partie de la génération du baby-boom. Ce pic de natalité dans les pays occidentaux après la Seconde Guerre mondiale a lancé sur le marché du travail des millions de personnes à partir de 1965. Mais depuis 2015, ces «papy-boomers» partent à la retraite. Chaque année plus nombreux, les départs seront à leur summum en 2029, d’après les démographes. La natalité n’étant plus ce qu’elle était, comment la société va-t-elle digérer ce départ massif d’actifs? Qui financera leurs retraites?

On peut compenser avec l’immigration mais pas seulement, nous explique Michel Oris, professeur et démographe à Genève. Personnellement, je me sens encore dans le boom de la vie. J’ai toujours des rêves à réaliser et j’ai bien l’intention de rester active encore longtemps. C’est d’ailleurs ce que souhaitent la plupart des jeunes retraités, comme l’explique l’expert de la silver économie Frédéric Serrière dans notre dossier. 65 ans, c’est l’âge d’or qui fait rêver tous les actifs: on a alors le temps de voyager, de consommer et souvent on dispose de moyens financiers. Dans le canton de Vaud, les seniors sont six fois plus riches que la classe d’actifs avant eux.

Surveillance générale

Ainsi, la Suisse vieillit mais les Helvètes s’en sortent plutôt bien. Grâce aux innovations technologiques, je reste dans le vent en surveillant mes constantes biologiques (pulsations cardiaques, respiration, oxygène dans le sang), même mon matelas est connecté (voir le dossier sur le sommeil paru dans le Bilan du 11 décembre 2019).

La technologie et la science m’aident à ralentir le vieillissement, à condition de ne pas faire d’excès. On ne peut pas grand-chose contre le déclin physique, mais on peut le contenir, grâce au sport et à une bonne alimentation.

Côté cerveau c’est le grand flou. Alzheimer, parkinson et la démence sénile sont les grandes peurs du XXIe siècle. Le déclin cognitif touche de nombreux «très vieux» (le 4e âge au-delà de 80 ans) mais les neurosciences, en plein essor, sont à l’ouvrage. La «flèche du temps», problème physique toujours non résolu, décrit l’écoulement du temps toujours dans la même direction. Il pourrait changer. Le temps n’est pas le même d’une époque à l’autre. La preuve: je suis toujours jeune à 54 ans!

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