Etienne Dumont

CRITIQUE D'ART

Né en 1948, Etienne Dumont a fait à Genève des études qui lui ont été peu utiles. Latin, grec, droit. Juriste raté, il a bifurqué vers le journalisme. Le plus souvent aux rubriques culturelles, il a travaillé de mars 1974 à mai 2013 à la "Tribune de Genève", en commençant par parler de cinéma. Sont ensuite venus les beaux-arts et les livres. A part ça, comme vous pouvez le voir, rien à signaler.

BRUXELLES/"Paris-tableau" part pour la Belgique sans changer de nom

Crédits: Guido Reni, photo DR

Cela peut sembler délirant, mais c'est comme ça. Après cinq éditions, «Paris-tableau», qui se tenait dans la capitale française en novembre au même moment que «Paris-photo», s'était sabordé en 2015. La foire ne se déroulerait plus à la Bourse. Elle se fondait dans la Biennale des antiquaires de septembre qui, elle, devenait annuelle sans changer de nom pour autant. L'an dernier, la Biennale nouvelle manière s'est déroulée, sans attirer le chaland comme prévu. Il y a eu à peine 30 000 visiteurs (en comptant les entrées gratuites), au lieu des 70 000 escomptés. La Biennale se repense donc aujourd'hui, et pas dans l'harmonie universelle. Un membre du comité directeur de ma connaissance a jeté l'éponge à la suite de manœuvres de coulisses qui lui déplaisaient. «Surtout quand on fait ça bénévolement.» 

Maintenant, c'est au tour de «Paris-tableau» de reprendre son indépendance. Il n'était apparemment pas possible pour cette petite manifestation (une vingtaine de participants) de réorganiser quoi que ce soit à Paris. Il y avait eu un engagement dans ce sens. La foire part donc pour Bruxelles, en gardant son intitulé. Le premier «Paris-Tableau Brussels» (en flamand dans le texte) se déroulera donc du 8 au 11 juin à la Patinoire royale de la capitale. Un monument classé. Il devrait y avoir une trentaine de stands, des marchands belges s'étant déclarés prêts à participer, alors qu'il existe déjà la BRAFA (voir article une case plus haut dans le déroulé de cette chronique). Tout le monde sait pourtant qu'il existe aujourd'hui trop de foires, plutôt contemporaines il est vrai alors que nous restons ici sur le terrain classique... Le nom des participants n'a pas encore été dévoilé. Qui vivra verra... ou ne verra pas. 

Photo (DR) Le tableau de Guido Reni (ici, un fragment, bien sûr) qui servait d'affiche pour le «Paris-tableau» de 2015.

Texte intercalaire.

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